Dans une semaine, les protestants français se retrouvent à l'Assemblée du Désert 2014.
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Dans une semaine, les protestants français se retrouvent à l'Assemblée du Désert 2014.
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"Un demi-siècle après les décolonisations, les Églises se sont recomposées, diversifiées, africanisées. Avec d'autres acteurs religieux en compétition, elles constituent une composante majeure des processus de changement social, culturel et politique qui affectent l'Afrique contemporaine, mais aussi les réseaux diasporiques implantés en Europe. Entre économie morale et économie matérielle, elles dessinent les contours d'une « Afrique indocile » où les nouveaux prédicateurs bousculent le champ politique, entre dynamiques prophétiques, mobilisation sociale et dérives sectaires"...
Ainsi débute un appel à contributions pour un numéro thématique sur les nouveaux christianismes africains que la revue Afrique Contemporaine m'a demandé de coordonner.
Auteur(e)s, à vos plumes!
J'ai reçu cette semaine un "APPEL URGENT".... du Fr. Philippe Jaillot, producteur de l'émission Le Jour du Seigneur, émission catholique diffusée le dimanche matin sur France 2.
Il s'agit en fait d'un vibrant appel au don, sachant que les oboles des téléspectateurs comptent pour partie dans la viabilité de l'émission, par ailleurs financée aussi sur fonds publics. Rien, dans l'appel reçu, n''explique en quoi l'appel est "URGENT"...
Est-un moyen de pousser au soutien? Dans ce cas, un peu d'explication précise sur le caractère "urgent" serait utile. Reste que ce mailing, sans doute envoyé à très grande échelle, rappelle aussi que Le Jour du Seigneur est la plus ancienne émission télévisée de France. Fondée en décembre 1948, elle fait en quelque sorte partie du patrimoine médiatico-religieux français. Un "monument" fragile?
Dans la Bible, le Psaume 39: 5-6 indique: "Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, Et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n'est qu'un souffle."
C'est sans doute en référence à ce texte que Gisèle Casadesus connaît bien que Le Passeur éditeur a publié Gisèle Casadesus, Cent ans, c'est passé si vite! (2014, 256p).
Grande comédienne française, protestante engagée dans la paroisse de l'EPUF à Batignolles, attachée à ce qu'elle appelle sa "chère Bible", Gisèle Casadesus est bien plus qu'une artiste.
Lien.
Revue scientifique de la Société Internationale de Sociologie des Religions (SISR, lien ici), Social Compass a lancé un appel à contributions qui sort de l'ordinaire puisqu'il est consacré au changement climatique et au rôle des religions sur les enjeux environnementaux.
Intitulé "Climate Change and Energy transitions: religious environmental concern", cet appel vise à un dossier publié en septembre 2015 (vol 62, n°3).
Chaises musicales à la Fédération Protestante de France (FPF) cet été 2014.
Avec notamment un projet Mosaïc reconfiguré, mis à la diète et inséré dans les "relations avec les Eglises chrétiennes" (sous la conduite de Jane Stranz), et la prise de fonction du pasteur évangélique Georges Michel comme secrétaire général de la FPF depuis le 1er juillet 2014 en remplacement du pasteur Yves Parrend (qui exerça ces fonctions durant 6 ans).
Une page de plus dans la longue histoire de cette institution fédérative dont l'histoire reste à faire.... Lien ici.

Le genre "Black Music" est très fourre-tout. Existe-t-il une "musique noire", une "musique blanche"?
On est face à des constructions sociales qui se discutent. C'est justement l'un des axes de l'exposition Great Black Music qui se poursuit jusqu'au 24 août 2014 (plus que quelques jours!) à la Cité de la Musique (La Villette, Paris).
Fruit d'une revendication affirmée à Chicago dans les années 1960, la Great Black Music est une aventure panafricaine où le Gospel (musique religieuse) a sa place.... Bien que l'expo consacre assez peu d'espace à cette musique particulière.
Paris Match n'est plus l'incontestable leader du grand reportage photo qu'il fut il y a 50 ans.
Mais de temps à autre, certaines enquêtes sortent de l'ordinaire et c'est le cas cette semaine au sujet des Chrétiens d'Irak (passés de 10% à 1% de la population de leur pays). Férocement persécutés, ainsi que les Chiites et les Yazidis, par les Djihadistes du califat syro-irakien en cours de constitution (EIIL), sont-ils en passe de disparaître?
C'est déjà fait dans la plaine de Ninive, et le grand reportage de Karen Isère jette une lumière crue sur ce séisme géopolitique.
En fin de reportage, on notera le geste d'Ali Kismoune, conseiller municipal à Lyon, autodéfini comme de "culture musulmane", qui a versé son indemnité d'élu de juillet 2014 pour les chrétiens d'Irak, affirmant: "je m'inquiète à l'idée que seuls les chrétiens se mobilisent pour eux".
A réécouter tranquillement cet été ce podcast par Radio France, qui propose, sur France Culture, une "chronique de culture protestante" consacrée au bicentenaire des écoles du dimanche (système organisé de catéchèse pour les enfants dans les églises protestantes).
C'est Anne Ruolt, la grande spécialiste française du sujet, qui brosse la synthèse (lien), consultable aussi dans ce document PDF aimablement communiqué par l'intéressée (lien PDF).
Alors que l'élection du Pape François à la tête de l'Eglise catholique suscite des espoirs de renouveau oecuménique, signalons le décès, il y a moins d'un mois, d'un des partenaires protestants du nouveau pape dans les chemins de dialogue spirituel engagés.
Il s'agit du jeune évêque anglican Tony Palmer, prédicateur charismatique et ami du pape François, associé à la Communauté de l'Arche (The Ark Community). Il est décédé des suites d'un accident de moto.
L'une des caractéristiques des stratégies Marketing de Henry Parsons Crowell, fondateur de la marque de céréales Quaker Oats, a été d'impliquer davantage le consommateur, par exemple en inventant le principe des jeux à découper sur le haut des boîtes de céréales, on en encourageant les mères de famille à commander elles-mêmes à l'épicier leurs céréales, au lieu de passer par des commerciaux professionnels.
Un effet social de l'ethos protestant et évangélique de Crowell? Fort possible, car l'évangélisme est connu pour sa dynamique grassroot (impliquant beaucoup la base, le "groupe client").
Grand mécène de la cause évangélique aux Etats-Unis dans la première moitié du XXe siècle, le fondateur de Quaker Oats mêlait volontiers ethos religieux et entreprenariat.

Rattachée aujourd'hui au groupe PepsiCo, la marque Quaker Oats Company est aisément reconnaissable à son logo, qui représente un visage de quaker (minorité protestante non-conformiste et pacifiste) dans une tenue type 1700.
Pourtant, la marque n'a rien à voir avec les Quakers, et ces derniers s'agacent encore régulièrement aujourd'hui d'être associés aux boites de céréales qui garnissent les tables des petits-déjeuners.
Non, la marque Quaker Oats n'a pas été fondée par un Quaker! En revanche, le protestantisme est bien présent, puisque son fondateur est un protestant évangélique très zélé, à l'image du fondateur d'une autre marque qui fréquente les tables de petit-déjeuner, en l'ocurrence les jus de fruit Tropicana (cf. série de blognotes de l'été 2011, "la saga Tropicana").
Pour interroger la manière dont les assignations et les expressions religieuses contribuent à faire et à défaire des groupes ethnicisés ou racisés, ne pas rater ce colloque international organisé à Nanterre les 17 et 18 septembre 2014:
Ce colloque s'intitule "Le religieux au prisme de l'ethnicisation et de la racialisation".
Il propose un programme alléchant, disponible ici (PDF).
"Enfin, la conversion fait écho au vaste chantier contemporain du changement personnel, des identités mobiles, des parcours de vie. Sur cet axe aussi, les glissements sont possibles. Car la conversion ne saurait se réduire à une expérience personnelle. Elle fait aussi l'objet d'une authentification communautaire.
Traduction: l'assemblée est conduite à vérifier, au travers d'un cadre de normes et valeurs, que le récit du changement rentre dans les critères de la conversion évangélique. La plupart du temps, ce contrôle sur la conversion maintient une "distance de sécurité" qui préserve la sphère privée du fidèle. Mais pas toujours. Sous prétexte d'accompagnement spirituel ou de mentoring poussé, des logiques d'entrisme et de chantage déguisé peuvent parfois se mettre en place." (...)
Pour lire la suite, voir le n°22 du Monde des Religions (2014), p.28-31.
"La mise en avant de l'engagement, dans des associations de convertis où la virtuosité religieuse et prosélyte est attendue, renvoie par ailleurs au défi du rapport à la société. Les évangéliques aiment témoigner. Au point qu'on les appelle parfois "évangélistes"!
Se souvenant, plus que d'autres, qu'Evangile veut dire Bonne Nouvelle, ils s'investissent dans le prosélytisme intramondain. Poussés à "semer", ils bâtissent souvent des ponts, mais la tentation de la muraille fortifiée les traverse parfois: au nom d'une rhétorique binaire qui oppose le "nous" des élus et le "eux" des perdus, certains évangéliques alimentent une mentalité d'assiégé" (...)
Pour lire la suite, voir le n°22 du Monde des Religions (2014), p.28-31.
"Le biblicisme soulève quant à lui l'enjeu de l'autorité. En protestantisme, la légitimité religieuse s'articule dans une tension entre le lecteur exégète et la Bible, matrice de sens et de vérité. Mais la valorisation particulière des évangéliques pour la force prescriptive de la Parole de Dieu tend parfois à oblitérer l'un des éléments de la tension, à savoir l'indispensable interprétation du lecteur.
Au risque de mettre en avant des lectures imposées, ou alors une Bible-prétexte qui voit l'Ecriture confisquée par l'autorité charismatique envahissante d'un pasteur". (...)
Pour lire la suite, voir le n°22 du Monde des Religions (2014), p.28-31.
On le constate études après études: l'évangélisme n'est pas une "secte". Cette branche majoritaire du protestantisme mondial attire les foules et fait du bien à beaucoup d'individus. Mais les dérives sectaires existent et quand elles sévissent, ça peut faire mal.
Il y a quelques années, dans la synthèse Du guetto au réseau (2005), deux dérives principales étaient évoquées (dérive insulaire et dérive de l'autorité), reprises notamment dans un interview sur France Info en 2010 (lien).
Un Hors Série du Monde des religions paru au seuil de cet été a été l'occasion d'affiner l'analyse, et de pointer désormais quatre terrains de dérive sectaire. Cette minisérie en quatre volets se propose de revenir sur ces dérives, sans les développer.... le texte intégral étant disponible dans Le Monde des Religions n°22!
Signalons le lancement de l’édition 2014 des Bourses de recherche de la Ville de Paris sur la xénophobie et l’antisémitisme. Le site internet dédié précise que "Parce que les formes d’intolérance sont multiples et toujours d’actualité, elles appellent à une vigilance sans cesse renouvelée. La Ville de Paris encourage la recherche universitaire sur ces sujets."
L’appel à candidatures est accessibles à l’adresse suivante (lien) :
Les candidats pourront déposer leur candidature jusqu’au mercredi 1er octobre 2014 à minuit.
L’Europe fait l’expérience d’une diversité religieuse croissante ainsi qu’un changement important dans la place et le rôle occupés par les religions. De plus, les dynamiques de sécularisation, d’immigration et de croissance de certains groupes religieux, se combinent pour créer une situation nouvelle.
Celle-ci suscite des défis sociaux et institutionnels importants, auxquels les réponses apportées diffèrent sensiblement selon les pays et les niveaux d’intervention. Un colloque international organisé par le réseau EUREL (auquel participe le labo GSRL), troisième volet d'un cycle de rencontres, se penchera sur ces enjeux. Intitulé "Les religions dans des territoires mouvants", il aura lieu les 23 et 24 octobre 2014 à Lublin (Pologne).
Programme ici (lien PDF).
L’Association française d’histoire religieuse contemporaine a été fondée en 1974 à l’initiative de Jean-Marie Mayeur (1933-2013) et deJacques Gadille (1927-2013).
Dès son origine, elle avait pour objectifs de «favoriser les progrès de la recherche et la diffusion de ses résultats, d’établir à cette fin une collaboration avec les chercheurs d’autres disciplines». Au fil de ses activités, elle a contribué à la reconnaissance de l’histoire religieuse comme un champ à part entière de la recherche, parvenant à l’intégrer durablement au sein de l’université française.
À l’occasion de son quarantième anniversaire et revenant sur son histoire, elle organise un colloque international les 26 et 27 septembre 2014: il portera sur Autorités et magistères religieux : le défi de la modernité.
Alors que l'accord de cessez-le-feu en Centrafrique, signé la semaine dernière, est déjà menacé (lien), il est bon de décrypter en profondeur, grâce au recul de l'expert, l'imbroglio dans lequel est plongé ce pays meurtri. Emmanuel Chauvin et Christian Seignobos nous y aident grâce à un riche article de fond publié dans le dernier numéro (248) de la revue Afrique Contemporaine.
Il est intitulé "L'imbroglio centrafricain, Etat, rebelles et bandits", et se lit des pages 119 à 148.
Lien.
Les grands centres d'intérêt des sciences sociales des religions ont longtemps gravité assez loin des enjeux de la liberté religieuse. L'actualité géopolitique des dernières années va-t-elle changer la situation?
Ce n'est pas exclu, tant les questions du pluralisme et de la liberté de choix (conversion) se posent de manière brûlante dans de nombreux pays.
Le terrain des Soudans, notamment, sur lequel votre serviteur s'est penché à l'occasion de deux séjours de recherche, pose de multiples questions. Au Soudan du Nord (Khartoum), l'affaire Meriam Yahia Ibrahim (voir le blog France/Soudan du Sud) a rappelé à l'opinion internationale les discriminations sévères qu'y subissent les chrétiens. Un récent article du magazine français Le Point revient sur la question (lien).
On y interroge notamment Kori Elramla Kori Kuku, le secrétaire général du Conseil des églises soudanaises.
L'ORELA a pris ses vacances jusqu'au 3 août prochain... Mais connaissez-vous l'ORELA?
ORELA, pour Observatoire des Religions et de la Laïcité, a été lancé par l'Université libre de Bruxelles (ULB) en février 2012.
Six jours par semaine, vers 13h, son site nous propose une revue de presse actualisée sur le fait religieux et les convictions. A l'occasion des vacances 2014, le 18 juillet dernier, il a posté une présentation très sympathique (lien ici).
Une belle réalisation académique et sociale belge au service du "vivre-ensemble".
Dimanche, jour de Grâce pour les chrétiens! Notamment les protestants, forts de leur slogan de la Réforme, Sola Gratia. Et avec le soleil d'été, l'occasion de saisir le "Tout est permis" biblique d'1 Corinthiens 10:23 (1)?
Oui mais... Le discours prescriptif reste présent, comme le rappelle cet amusant dessin ci-contre, vu dans le sous-sol du Musée International de la Réforme, qui se moque gentillement de la réputation d'austérité des protestants.
(1) Le verset complet stipule: "Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas"
En ces temps d'été propices aux lectures, c'est l'occasion de signaler la fécondité posthume de l'oeuvre de Jacques Ellul (1912-1994), historien du droit, sociologue, théologien protestant, universitaire bordelais, auteur de nombreux ouvrages dont 27 titres ont été réédités entre 1998 et 2014, souvent en format de poche.
Sa critique de la technique et sa défense de la liberté, entre autre thèmes, méritent (re)lecture, à l'occasion, par exemple, de la parution cette année d'un inédit majeur, Théologie et technique (Labor et Fides, 2014), présenté par Frédéric Rognon, fin connaisseur de la pensée ellulienne, comme "la clef de voûte de l'ensemble de l'oeuvre d'Ellul" (lien). Consulter aussi le site de l'Association Internationale Jacques Ellul (lien).
Le succès des groupes Gospel (issus du milieu protestant) et celui des albums Spiritus Dei, Gloria et Amen du groupe Les Prêtres (issu du terreau catholique) nous le rappellent: la musique est au coeur de l'expérience religieuse, et il faut d'autant plus remercier Olivier Landron, professeur à l'Université Catholique de l'Ouest à Angers, pour sa très belle synthèse.
Pour avoir eu l'occasion de découvrir l'ouvrage copieux (578p) qu'il a publié il y a quelques semaines au cours d'un colloque à Angers, je puis affirmer que Le catholicisme français au rythme du chant et de la musique (XX-XXIe siècles) est une SOMME, et un instrument de travail incontournable.
Les mormons étaient 1000 en France en 1950, ils sont 60.000 aujourd'hui. Quant aux évangéliques, leurs effectifs se sont encore davantage accrus durant la période. Dans les deux cas, l'influence américaine n'a pas été négligeable, ce qui pousse Benjamin Duhamel à conclure:
"La capacité d’adaptation qu’ont démontré les religions made in USA pour répondre aux aspirations d’une partie de la société française, est un fait nouveau: face au protestantisme évangélique dont le nombre de croyants ne cesse d’augmenter, et face aux mormons en voie d’acceptation, le champ religieux du XXIe siècle français a bien changé"...
Cette synthèse de Benjamin Duhamel sur l'influence religieuse américaine en France est à lire dans le superbe mensuel France Amérique (juillet-août 2014), aux pages 21 à 31.
Comment les Américains perçoivent-ils les religions?
Une toute récente enquête du réputé Pew Forum on Religion and Public Life nous permet d'en avoir une idée assez précise....
Et on s'aperçoit que les résultats diffèrent sans doute assez nettement du résultat qu'on obtiendrait en France (quoiqu'il serait nécessaire, pour en être sûr, de conduire la même enquête dans l'hexagone).
Le tiercé de tête? Les Juifs, les Catholiques et les Evangéliques (cliquer ci-contre pour agrandir).
Outre la réalisation majeure qu'est la bibliothèque de Casablanca (voir blognote du 17 juillet 2014), la politique scientifique du roi saoudien actuel, Abdallah Ben Abdel Aziz al Saoud s'est également orientée vers la création du Centre du roi Abdallah pour le dialogue interreligieux et interculturel (dit KAICIID).
Fondé en 2012 avec des moyens importants (et un soutien de l'Autriche et de l'Espagne), ce centre reconnu par l'ONU est l'objet d'une présentation nuancée sur le site Lesclésdumoyenorient.com (lien), qui montre à la fois la dynamique d'ouverture, l'accent sur le dialogue, et la fonction "vitrine" jouée par un centre voué au "respect de la diversité"... Outil pour faire accepter des coutumes wahhabites peu ouvertes à l'intériorisation du pluralisme?
Vivier de talents et d'étudiants, le Maroc est bien autre chose qu'une destination touristique très prisée en cet été 2014. C'est aussi le siège de ce qui est sans doute devenu aujourd'hui la plus grande bibliothèque en sciences humaines d'Afrique du Nord. Œuvre d’un mécène, le roi d’Arabie Saoudite, Abdullah Ibn Abdul-Aziz, cette bibliothèque est celle de la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les Etudes Islamiques et les Sciences Humaines.
Basée à Casablanca (Maroc), cette institution de documentation et d’animation scientifique et culturelle est ouverte au public depuis le 11 juillet 1985, et connaît un essor régulier.