Jean-Paul Kremer a 17 ans lorsqu'il est jeté dans les camps : d'abord celui de Nutzweiler-Struthof, en Alsace, puis celui de Buchenwald. Son crime ? Avoir refusé le salut nazi au lycée, l'incorporation dans la Wehrmacht et le serment de fidélité à Hitler.
Sa résistance est une résistance spirituelle. Protestant, appartenant à la minorité des mennonites d'Alsace, il juge l'idéologie hitlérienne incompatible avec ses convictions. En conséquence, il vivra le calvaire des "déportés pour la foi". A la différence des communistes, ces derniers sont peu nombreux dans les camps, et sont rarement en mesure d'organiser une solidarité confessionnelle.
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On a parfois tendance à l'oublier, mais la religion, y compris monothéiste, est bien plus souvent facteur de "vivre ensemble" que de guerre.
En visite en France, le professeur Lewis Clormeus a accepté de répondre à quelques questions, lors d’un passage au laboratoire GSRL (Groupe Sociétés Religions Laïcités), à Paris. Cet universitaire peut être considéré comme le meilleur spécialiste actuel du protestantisme en Haïti.
Janine Somerville est une mémoire vivante du protestantisme haïtien. De sa jeunesse en Haïti dans les années 1950, elle conserve des souvenirs précis, à partir du milieu baptiste où elle a grandi.
Comme l’expliquent les historiens Daniel Robert et André Encrevé, en pays huguenot d’aussi forte tradition (que le Gard), la foi était d’abord identitaire (au début du XIXe siècle). Descendants de galériens et de camisards, nés auprès des temples, globalement respectueux des usages réformés et de l’assistance aux cultes, ils considéraient avec étonnement le fait que Dieu leur demanderait en plus de lire et de s’approprier la Bible.

Comme la France est une société très sécularisée, et que même dans le champ académique, on a souvent du mal à prendre la religion au sérieux, les "prêts-à-penser" réducteurs séduisent beaucoup. Certains en font commerce.
La figure de Marie, très présente dans le Nouveau Testament, reste très controversée chez beaucoup de protestants (évangéliques ou non) en raison du culte dont elle a peu à peu fait l'objet au sein de la tradition catholique. Pourtant, aux débuts de la Réforme, 
"Depuis 2012, le culte protestant est de retour dans la cité de Jean Calvin. Et le fondateur du protestantisme fait toujours des émules dans sa ville d’origine. Un peu plus de quatre ans après son arrivée à Noyon, le pasteur Daniel Kuehl voit la masse des fidèles grandir. Ils étaient une vingtaine au départ, ils sont désormais « plus de 150 tous les dimanches » à venir assister au culte. Au point que la salle du cinéma Paradisio, où ont lieu les offices, devient trop exiguë!"
A noter dans la livraison de la semaine de