Les Eglises n’entretiennent pas toutes le même rapport au succès, de même face à certains enseignements bibliques. Des exemples? Pensez à «Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme» (3 Jn 1, 12), ou encore: «Je suis venu afin que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance» (Jn. 10, 10).
Dans certaines Eglises évangéliques, ces versets de la Bible sont peu lus, et encore plus rarement prêchés. Dans d’autres, ils sont appris par cœur et commentés très régulièrement. Pourquoi ce décalage? Il tient à une approche différente de la prospérité. Certaines Eglises la prônent, la souhaitent pour leurs membres. Quitte parfois à en faire une exhortation centrale, presque obsessionnelle.
D’autres se méfient de ce qu’elles appellent la «théologie de la prospérité», suspectée de détourner les fidèles du véritable Evangile, porteur d’un «Royaume» qui «n’est pas de ce monde» (Jn 18, 36). Mais que veut dire exactement cette théologie de la prospérité dans l’espace évangélique francophone?
Petit décryptage pour aller au-delà des caricatures (dans Christianisme Aujourd'hui, lien).


Ce blog n'est pas le lieu où trouver des analyses scientifiques approfondies, que l'on trouvera dans les publications académiques. C'est pourquoi je ne reviens que brièvement ici sur une objection classique faite à la comptabilisation, sous une même ombrelle "EVANGELIQUES", des traditions évangéliques piétistes (accent bibliciste sur la "saine doctrine") et des traditions pentecôtistes/charismatiques (accent sur l'efficacité du Saint-Esprit). Il me paraît tout à fait légitime de choisir de dissocier, dans le décompte, les premiers (environ 200 millions) des seconds (environ 430 millions).





















On a parfois tendance à l'oublier, mais la religion, y compris monothéiste, est bien plus souvent facteur de "vivre ensemble" que de guerre.
En visite en France, le professeur Lewis Clormeus a accepté de répondre à quelques questions, lors d’un passage au laboratoire GSRL (Groupe Sociétés Religions Laïcités), à Paris. Cet universitaire peut être considéré comme le meilleur spécialiste actuel du protestantisme en Haïti.