Et dire que nous critiquons les Américains pour leur «politiquement correct»…. En France, on va parfois beaucoup plus loin dans le conformisme. Le procès actuellement en cours contre Charlie Hebdo confirme une chose: dans notre pays, la liberté d’expression est de plus en plus concurrencée, depuis quelques années, par un conformisme d’expression envahissant. Plus moyen de dire un mot de travers, de désapprouver haut et fort l’option, l’orientation ou la religion d’un adversaire, sans risquer de se retrouver devant les tribunaux.
Il est grand temps de dire «STOP»! Pour ma part, je campe sur mes positions: la liberté d’expression est pour tous, ou elle n’est pas. L’affaire Charlie Hebdo, qui succède à l’affaire Vanneste et tant d’autres, confirme que le combat pour la restauration d’une large liberté d’expression n’est pas gagné.




Par décret du 28 novembre 2002, le Premier Ministre a institué la MIVILUDES, mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Je ne suis pas de ceux qui en contestent la légitimité. En tant que citoyen tout comme en tant que chercheur au CNRS, je suis conscient qu'il peut exister des dérives sectaires, et il m'apparaît normal que la République se penche sur la question dans le but d'informer et de veiller au respect des libertés. Ce qui me pose problème en revanche, c'est quand l'Etat sous-utilise les chercheurs spécialistes du religieux. Avec la MIVILUDES, c'est malheureusement le cas actuellement. Après une phase d'amélioration des rapports, les choses se sont déteriorées au point qu'à l'heure actuelle, si un chercheur en sciences sociales des religions acceptait un poste au conseil d'orientation de la MIVILUDES, ce serait essentiellement pour servir de caution isolée. C'est pourquoi, bien qu'on m'ait fait l'honneur de me proposer un siège au conseil d'orientation de cette structure, j'ai décidé de refuser. Avec d'autres, j'appelle à une remise à plat du mode de fonctionnement. Ce souci d'un débat public me conduit à mettre en ligne ci-dessous le courrier que j'ai adressé au président de la MIVILUDES. Vous pourrez ainsi juger sur pièce et participer au débat citoyen qui nous concerne tous.
Non je ne parle pas de Jésus, ni de Zineddine Zidane venu l’an dernier assurer la qualif’ de l’équipe de France de football. Je parle de la fameuse histoire d’Arezki Belarbi, un enfant tombé dans le canal de la Marne-au-Rhin à Vendenheim (Alsace) le 20 avril 2006, et sauvé des eaux par un inconnu.
Le dernier rapport de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (
Depuis 1995, aucun sondage de cette ampleur n’avait été réalisé. Aussi faut-il saluer l’événement que représente la publication, en ce mercredi 12 avril 2006, d’un grand sondage CSA réalisé sur les protestants français à la demande de l’hebdomadaire
Le thème de la défaillance des élites est explosif. Il a une pertinence, notamment en ces temps de crise de la représentation (voir ma note du
Marre de la grisaille, du tohu-bohu de la crise du CPE, des averses ? Allez, rigolons un peu! Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette publicité pour une croisière de luxe !
Dans son dernier ouvrage,
Mesdames, acceptez mes excuses. J’ai longtemps jugé les magazines féminins avec condescendance. Lorsque j’étais étudiant à Nancy, puis à Paris, je me demandais comment ce bavardage assaisonné de publicité et de lieux communs pouvait fidéliser autant de lectrices. J’avais tort.
Une société malade du TOP-DOWN.