Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, d’abord en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée sans vote négatif par l’assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par plusieurs États-membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s’est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d’une lutte contre l’apostasie – parfois associé au blasphème ou à l’insulte contre certaines religions -, ou au nom de la défense de l’unité d’un corps. L’enquête historique conduite dans cet ouvrage s’inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Établie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l’émergence d’une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l’Amérique du Nord, à comprendre les motifs d’adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d’auteurs, à déterminer les modalités d’expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n’en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu’à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines.
Un livre important à découvrir, signé Dominique Avon, directeur d'études à l'EPHE et membre du GSRL






La prédication demeure un moment essentiel du culte protestant dans un but premier d’édification du croyant. Dans la France des XVIIIe et XIXe siècles, les pasteurs parlent à leurs fidèles que ce soit dans la clandestinité du Désert, durant la période mouvementée que représente la Révolution française, ou avec une liberté religieuse institutionnalisée par l’Empire napoléonien et maintenue par les Bourbons. Cependant, les orateurs protestants, du haut d’une chaire improvisée dans des lieux isolés ou, bien en vue dans un temple, s’éloignent parfois de sujets purement théologiques et, à la faveur de certains événements majeurs ou dans des circonstances nationales fortes, leurs sermons prennent une tonalité politique évidente.







Dans ce monde postcolonial ou les identités se recomposent et les mémoires se confrontent, le Gospel francophone, en plein essor depuis un demi-siècle, fonctionne comme une "musique restaurative".





Toutes mes félicitations à Régis Laurent, qui après un très beau travail universitaire en sciences sociales, publie coup sur coup deux ouvrages destinés à faire référence en matière de pentecôtisme tzigane en France.
Chaque décennie depuis 1981, les enquêtes de l’European Values Study prennent la mesure de l’univers des valeurs et des croyances des Européens. Retour sur les tendances françaises, présentées dans l'ouvrage «La France des valeurs» paru il y a quelques semaines. 
"Les Français ne savent pas qui est Aretha Franklin", souligne Bertrand Dicale dans la préface.

Croiser étude des cultures jeunes et socio-anthropologie du protestantisme évangélique est un défi difficile.