Le procès de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal s’ouvrira le 3 mars 2020 à Téhéran, a déclaré mardi leur avocat, Me Saïd Dehqan à l’Agence France-Presse.
Soutien total à ces chercheurs incarcérés arbitrairement en Iran.
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Le procès de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal s’ouvrira le 3 mars 2020 à Téhéran, a déclaré mardi leur avocat, Me Saïd Dehqan à l’Agence France-Presse.
Soutien total à ces chercheurs incarcérés arbitrairement en Iran.
Evangélisation? Prosélytisme? Sociologiquement, l'évangélisation, c'est le prosélytisme en cadre chrétien, tout comme l'islamisation est le prosélytisme en cadre musulman. Le terme de "prosélytisme", en soi, n'est donc pas péjoratif.
Mais dans le langage courant, il est devenu de plus en plus habituel d'opposer évangélisation (supposée respecter la liberté des autres) et prosélytisme (qui serait fondé sur la pression). Autour de ce débat, à noter un très bon numéro de l'hebdomadaire protestant Réforme, dossier consacré à "la frontière fragile" entre évangélisation et prosélytisme.
A noter la parution du dernier numéro de Sciences Religieuses (isbn : 0008-4298), avec pour éditrices invitées Claude Proeschel et Sara Teinturier.
Ce numéro spécial est intitulé : Convictions religieuses, citoyenneté et espace public: quelques aspects contemporains.
Il traite en particulier du religieux socialement acceptable à l'école en France, en Suisse romande et au Québec. On pourra y lire entre autres des articles de Claude Proeschel et Anne Lancien, du GSRL.
Certains croient voir dans l'affaire Benjamin Griveaux (démissionnaire de la campagne pour la mairie de Paris) une "américanisation" de la vie politique française.
Erreur de perspective. Trump, aux Etats-Unis, est toujours au pouvoir, malgré un passif sexuel compromettant plus lourd que celui de Griveaux.
En France, on assiste au contraire au nouvel effet d'une influence russe post-soviétique très active sur les réseaux sociaux... et dans la rue (activisme radical anti-Macron), alliant:
1/ stalinisme new look (extrême-gauche sectaire)
2/ populisme ("anti-mondialisme" primaire et démagogie)
3/ outils de la Révolution numérique (réseaux sociaux d'internet en particulier)
La synthèse en anglais sur Ordre social et répression sous Staline, par David Shearer (Yale Univ Press, 2009), est à relire, notamment son chapitre "Cataloguer la population" (p.158 et suivantes).
Grace à des protocoles d'espionnage numérique et de collecte assez simples, ce catalogage est à la portée, aujourd'hui, de nombreux acteurs de déstabilisation.
Le melenchoniste mégalomane Juan Branco était déjà auteur de l'outing forcé de Gabriel Attal (lien).
On retrouve Branco aujourd'hui avec Pavlenski, divulgateur de la vidéo qui fit tomber Griveaux, qui affirme: "cela va donc continuer" (Spoutnik).
D'autres gêneurs politiques doivent ainsi s'attendre à subir le même déballage crapoteux (qui évoque la méthode russe du KOMPROMAT).
On discerne, au-delà de la menace lancée, une tendance. Celle d'un mariage monstrueux entre les promesses d'une libéralisation de la communication et de l'information, grâce à internet, et le catalogage généralisé d'une population à des fins de contrôle politique sectaire, éliminant tout gêneur grâce aux données privées stockées.
Ce que Staline, avec les moyens qu'il avait, a tenté durant des années.
Et ce que Xi JingPing, dans la Chine actuelle, pratique à l'échelle de plus d'un milliards d'habitants (lien).
Claire Bretecher a tiré sa révérence. Elégante, jusqu'au bout. Cette brillante auteure qui a marqué son temps nous a laissé une oeuvre graphique très riche, notamment via les BD Agrippine et Les frustrés, et un regard unique sur la génération post-1968 confrontée au consumérisme, à la libéralisation de la sexualité et aux écrans.
Roland Barthes la complimenta un jour en la qualifiant de sociologue. Oui, pourquoi pas? Mais derrière la critique sociale qu'elle savait si bien faire avec humour, elle avait aussi une fibre de moraliste, sondant les travers d'un petit monde confronté aux vertiges de la liberté (lien).
Elle n'aimait guère la religion, héritage d'une éducation catholique stricte et jugée un peu traumatisante (lien). Mais son oeuvre témoigne ici et là d'une indéniable ouverture aux questions du sens de la vie et de la foi, allant jusqu'à brosser, à sa manière, l'histoire de "la vie passionnée de Sainte Thèrèse d'Avila" (1980).
La crise systémique que traverse la France trouve son origine, non pas dans le gouvernement actuel, qui cherche tant bien que mal à aller de l'avant, mais bien davantage dans 20-25 ans de reculs successifs, y compris sur le front de la recherche en sciences humaines, où certains laboratoires sont aujourd'hui dans des situations proches de celle des personnels de France Telecom en 2008-09.
Des équipes se retrouvent parfois sans ITA (agents administratifs qui font tourner les labos), ou avec un sous-encadrement tel que la technicité des demandes liées à la mise en place d'opérations scientifiques (missions, colloques, etc.) empêche la recherche de se faire. Avec un sentiment de dévalorisation et d'abandon.
On notera les propositions constructive des responsables du Comité national du CNRS, auxquelles je souscris, dans un contexte où se discute aujourd'hui la très controversée LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche).
À travers l'étude des parcours d'activistes évangéliques, de dirigeants juifs américains et de responsables israéliens, Covenant Brothers, de Daniel Hummel (University of Pennsylvania Press, 2019) décrit et analyse la montée spectaculaire du sionisme chrétien américain après la Seconde Guerre mondiale.
Selon l'auteur, les représentations conventionnelles du mouvement sioniste chrétien - activisme politico-religieux de milieux chrétiens pour soutenir l'État d'Israël - se concentrent trop sur l'eschatologie évangélique (l'Apocalypse, Armageddon etc...). Hummel met plutôt l'accent sur les dispositifs institutionnels, internationaux, interreligieux et intergénérationnels qui cristallisent et nourrissent le soutien évangélique à Israël.
Des laboratoires de recherche en péril, cela se voit moins que des métros (RATP) ou des trains (SNCF) bloqués. Pourtant, à moyen et long terme, c'est dramatique pour l'avenir d'une société française qui sacrifie le meilleur de son intelligence.
Il est nécessaire de prendre connaissance des enjeux des réformes structurelles qui affectent aujourd'hui la recherche en France, notamment en sciences humaines et sociales où de nombreux laboratoires sont contraints de faire plus, avec beaucoup moins d'encadrement administratif (et des salaires qui restent largement en-dessous des pays voisins). Au détriment des recherches, et des chercheurs précaires.
Avec de nombreuses crises, démissions, burn-out. Cet article publié dans Le MOnde donne quelques éléments factuels sur la crise actuelle, autour de la future loi de programmation (LPPR).
La publication des deux volumes que Régis Laurent a consacrés au pentecôtisme tzigane a déjà été signalée dans ce blog (lien). Bonne nouvelle, l'auteur nous propose également une chronique de présentation sur le site Mediapart.
Cet ouvrage relate dix sept ans de ma vie auprès des Tsiganes. Parfois de façon illustrative, anecdotique, souvent de façon très raisonnée, construite et analysée. A l'origine, c'est une thèse de sociologie soutenue en 2008...
Lire la suite ici (lien).
Professeur agrégé de physiques en classes préparatoires, pasteur bénévole, Benoît Hébert a marqué le paysage protestant français des vingt dernières années par un engagement public en faveur du dialogue entre science et foi.
Il s'était investi en faveur d'une meilleure compréhension des sphères propres de la science et de la foi chrétienne en matière de connaissance du monde physique.
Depuis ses propos contre l'islam tenus en live sur Instagram, la jeune Mila est en proie aux insultes et menaces de mort. L'affaire ravive le débat autour du blasphème. Décryptage avec la spécialiste Anastasia Colosimo.
Doctorante en théorie politique et enseignante en théologie politique à Sciences Po Paris, Anastasia Colosimo a consacré sa thèse à l'histoire du blasphème, qu'elle a synthétisée dans son ouvrage Les Bûchers de la liberté (Stock, 2016).
L’acrasie est un mot grec qui désigne le fait de vouloir une chose et de faire son contraire. On sait que l’on fonce vers l’abîme, mais on continue d’appuyer sur l’accélérateur. Pourquoi?
Pour en savoir plus, du point de vue des sciences sociales, sur les enjeux environnementaux cruciaux que nous vivons (non sans implications philosophiques, politiques et religieuses), il faut lire le dernier numéro du mensuel Sciences Humaines, intitulé "Réparer la Planète".
"Depuis quelques années alors qu’une grande partie des européens délaissent la pratique des religions majoritaires, de nombreux individus en quête de sens et de fraternité rejoignent des églises minoritaires. En France, sur les 10 dernières années, on estime à plus de 50 000 le nombre de fidèles convertis ou revenus au protestantisme"
Basé sur une enquête récente au sein d'un panel de paroisses protestantes de France, ce livre du journaliste Holger Wetjen (ed Ampelos) contribue à enrichir nos analyses sur les formes contemporaines de retour, mais aussi de recours, à la religion sur le terrain des protestantismes.
En 70 ans, World Vision est passée d'une petite agence missionnaire à la plus grande ONG chrétienne au monde, avec 40000 employés, des bureaux dans près d'une centaine de pays et un budget annuel de plus de 2 milliards de dollars.
Avec cet ouvrage de David P. King publié aux éditions universitaires de Pennsylvanie, on dispose de la première étude approfondie sur cette ONG de premier plan.
En relatant la transformation de l'organisation de 1950 à nos jours, David P. King aborde aussi, au travers de son étude de World Vision, les changements qui marquent l'évangélisme américain après la Seconde Guerre mondiale, ainsi que ses relations avec les enjeux humanitaires.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, d’abord en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée sans vote négatif par l’assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par plusieurs États-membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s’est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d’une lutte contre l’apostasie – parfois associé au blasphème ou à l’insulte contre certaines religions -, ou au nom de la défense de l’unité d’un corps. L’enquête historique conduite dans cet ouvrage s’inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Établie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l’émergence d’une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l’Amérique du Nord, à comprendre les motifs d’adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d’auteurs, à déterminer les modalités d’expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n’en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu’à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines.
Un livre important à découvrir, signé Dominique Avon, directeur d'études à l'EPHE et membre du GSRL
Lien vers la page de "La sécularisation en question" (Classiques Garnier, 2019, 746 pages)
Que représente le poids démographique de la mouvance protestante évangélique dans le monde aujourd'hui?
A l'orée de l'année 2020, on peut l'estimer à environ 660 millions de chrétiens. Sans compter quelques dizaines de millions de chrétiens rattachés à des Eglises prophétiques postcoloniales qu'il serait hasardeux de compter parmi les protestants évangéliques.
On trouvera ici (lien PDF) le tableau statistique estimatif de la réalité démographique évangélique au début de l'année 2020.
En complément, on trouvera là (lien PDF) une petite bibliographie, non exhaustive (à compléter), de 25 titres académiques, tous publiés en 2019. Ces références donnent une idée de l'incroyable richesse des travaux en sciences sociales consacrés aujourd'hui, dans le monde, au protestantisme évangélique.
Les remarques et suggestions complémentaires sont les bienvenues!
L'idée est de mutualiser des outils qui permettent d'évaluer, au plus près de la réalité, ce que représente aujourd'hui le protestantisme évangélique.
Depuis 1995, le laboratoire Groupe Sociétés Religions Laïcités (CNRS / EPHE-PSL) n'a cessé d'étudier les religions et les laïcités, contribuant au fil des années à enrichir nos connaissances grâce à l'aide des sciences sociales.
A l'occasion de ses 20 ans, un grand colloque international avait permis de faire le point sur ces questions.
Sous la direction de Jean Baubérot, Jean-Paul Willaime et Philippe Portier, anciens directeurs du GSRL, un ouvrage somptueux publié en décembre 2019 aux éditions Classiques Garnier nous restitue aujourd'hui le fruit de ces réflexions.
En 746 pages, 47 contributions et 54 auteurs nous font découvrir un panorama exceptionnel, croisant disciplines, terrains, méthodologies, aires culturelles au service d'une seule exigence: analyser et faire comprendre les "religions et laïcités au prisme des sciences sociales".
Un "must"!
Pour celles et ceux qui peuvent s'y rendre, il n'y a pas à hésiter !
Une table ronde exceptionnelle nous attend le 23 janvier 2020 à 15H au Campus Condorcet, à l'invitation du GSRL (cliquer ci-dessous), autour d'un volume somptueux réalisé à l'occasion des 20 ans du laboratoire, sous la direction de Jean Baubérot, Jean-Paul Willaime et Philippe Portier.
Trois générations d'historiens du christianisme, dont la mienne, doivent une fière chandelle à Jean Delumeau, qui a tiré sa révérence cette semaine à l'aube d'une nouvelle décennie.
Historien des mentalités religieuses et du christianisme entre Renaissance et époque moderne, doté d'une immense culture, d'un sens hors pair du temps et d'une fibre anthropologique prononcée, jamais pédant, toujours bienveillant, il nous a laissé une oeuvre immense, scandée par des honneurs ô combien mérités (académicien en 1989).
Historien de la peur et du pardon, du paradis et de l'enfer, particulièrement attentif aux imaginaires millénaristes et aux utopies prophétiques, il aimait placer ses lunettes d'observation du côté des fidèles, dans leur empirie, leurs turpitudes, leurs pratiques et leurs espoirs, plutôt que du côté des institutions et des textes normatifs (dont il n'ignorait cependant pas l'importance).
Comme se déploient et se comprennent, au sein de l'identité protestante, les composantes évangéliques?
Le regard aiguisé du sociologue vient nous aider à démêler les choses. A l'occasion du colloque du 30 novembre 2019 sur les protestants évangéliques de la FPF (Fédération Protestante de France), nul autre mieux que Jean-Paul Willaime pour nous éclairer sur ces questions.
Merci à Campus Protestant pour la mise en ligne de cet interview (lien).
Le 30 novembre 2019, un colloque organisé par la Fédération Protestante de France (FPF) se penchait sur l'histoire de sa composante protestante évangélique.
Grâce au beau travail de valorisation multimédia qui a accompagné ce colloque, on peut en retrouver de nombreux éléments audiovisuels sur internet.
Avec notamment l'excellent Pierre-Yves Kirschleger, historien du protestantisme (Université Paul Valéry, Montpellier III), qui s'exprime ici en vidéo Campus Protestant (lien).
Coup de chapeau à la journaliste Martine Laronche, membre durant 30 ans de la rédaction du quotidien Le Monde, qui vient de tirer sa révérence.
Généreuse et patiente, empathique et intègre, elle était particulièrement appréciée, et son journal lui a rendu l'hommage qu'elle mérite (lien).
Elle n'avait que peu écrit sur la religion, mais s'intéressait beaucoup à des domaines connexes: psychologie, voyance (lien), homeschooling (école à la maison).
Sur fond de crise sociale et de grandes manoeuvres dans le monde de la recherche en sciences humaines en raison des débats autour du projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), ce début d'année 2020 n'est pas simple.
L'occasion de faire front et de tout mettre en oeuvre pour que la recherche continue à se déployer malgré les vents contraires. Avec notamment à l'agenda une très belle table-ronde GSRL le 23 janvier 2020, réunions et GSRL Digest, des cours (cycle "populisme et religion") et une Journée de la laïcité revigorante.
Connaissez-vous EVADOC ? Basé à Louvain (Belgique), Evadoc est un centre d’archives et de documentation centré sur l'archive des protestants évangéliques. Il reçoit de nouveaux fonds régulièrement, dont ceux de l'organisation missionnaire Opération Mobilisation (OM) International, en octobre dernier. Géré par Aaldert Prins, EVADOC "veut déployer une approche intégrée et intégrale du patrimoine et apporter une contribution significative à la construction de la biographie protestante-évangélique en Flandre".. et au-delà.
Un protocole de coopération avec KADOC a été établi dès 2009. KADOC est un centre de documentation et de recherches pour la religion, la culture et la société, qui, en tant que Centre interfacultaire, est une section de l’Université catholique de Louvain. Ce qui permet notamment à EVADOC de bénéficier d'une aide gouvernementale.
Francophone, anglophone et néerlandophone, EVADOC (Louvain) est aujourd'hui un des lieux incontournables de la recherche en histoire et sociologie des protestantismes en Europe.
Pasteur de L'Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL), ancien secrétaire général de la Fédération protestante de France (FPF), l'un des deux grands réseaux protestants français avec le CNEF, Yves Parrend a soutenu sa thèse de doctorat à l'Université de Strasbourg (Faculté de Théologie) sous le titre suivant:
Histoire de la Fédération protestante de France (1905-1991)
à travers les Actes des Assemblées générales
Qu'il soit ici très chaleureusement félicité pour cette belle réalisation, dont on attend avec impatience la publication !
Campus Condorcet (Aubervilliers), devant le chantier du Grand Equipement Documentaire (GED),
future plus grande bibliothèque universitaire d'Europe pour les sciences humaines
Depuis plusieurs années, l'Europe est confrontée à une crise des réfugiés d'une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale.
Avec de multiples questions posées aux religions, aux sociétés séculières, aux individus et sociabilités d'accueil. L'originalité du livre important dirigé par Luca Mavelli et Erin K. Wilson, sorti fin 2016, est de combiner approches théoriques, scientifiques et regards de praticiens engagés.
Je ne saurais terminer cette année sans un coup de chapeau à la Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses (RHPR). Fondée en 1921, la Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses publie quatre fois par an, en français, des articles scientifiques de haute tenue, couvrant l’ensemble des disciplines de la théologie protestante, et parfois au-delà.
Au menu, notamment, de la dernière livraison, un bel article de Paul Vazeux sur la controverse des religions politiques et séculières entre intellectuels français et allemands aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale.
Mardi 24 décembre, après sept mois de détention à Téhéran, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui est accusée d’espionnage par la justice de la République islamique, a entamé une grève de la faim avec une de ses codétenues, l’universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert.
Dans une lettre que les deux femmes ont pu faire parvenir de manière clandestine à l’extérieur de la prison où elles sont détenues et qui a été relayée par l’organisation Center for Human Rights In Iran ainsi que par des soutiens de Fariba Adelkhah à Paris, elles annoncent avoir cessé de s’alimenter « au nom de tous les universitaires et les chercheurs en Iran et au Moyen-Orient que l’on emprisonne injustement (…) pour avoir fait leur travail ».
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