Lien vers la page de "La sécularisation en question" (Classiques Garnier, 2019, 746 pages)
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Lien vers la page de "La sécularisation en question" (Classiques Garnier, 2019, 746 pages)
Que représente le poids démographique de la mouvance protestante évangélique dans le monde aujourd'hui?
A l'orée de l'année 2020, on peut l'estimer à environ 660 millions de chrétiens. Sans compter quelques dizaines de millions de chrétiens rattachés à des Eglises prophétiques postcoloniales qu'il serait hasardeux de compter parmi les protestants évangéliques.
On trouvera ici (lien PDF) le tableau statistique estimatif de la réalité démographique évangélique au début de l'année 2020.
En complément, on trouvera là (lien PDF) une petite bibliographie, non exhaustive (à compléter), de 25 titres académiques, tous publiés en 2019. Ces références donnent une idée de l'incroyable richesse des travaux en sciences sociales consacrés aujourd'hui, dans le monde, au protestantisme évangélique.
Les remarques et suggestions complémentaires sont les bienvenues!
L'idée est de mutualiser des outils qui permettent d'évaluer, au plus près de la réalité, ce que représente aujourd'hui le protestantisme évangélique.
Depuis 1995, le laboratoire Groupe Sociétés Religions Laïcités (CNRS / EPHE-PSL) n'a cessé d'étudier les religions et les laïcités, contribuant au fil des années à enrichir nos connaissances grâce à l'aide des sciences sociales.
A l'occasion de ses 20 ans, un grand colloque international avait permis de faire le point sur ces questions.
Sous la direction de Jean Baubérot, Jean-Paul Willaime et Philippe Portier, anciens directeurs du GSRL, un ouvrage somptueux publié en décembre 2019 aux éditions Classiques Garnier nous restitue aujourd'hui le fruit de ces réflexions.
En 746 pages, 47 contributions et 54 auteurs nous font découvrir un panorama exceptionnel, croisant disciplines, terrains, méthodologies, aires culturelles au service d'une seule exigence: analyser et faire comprendre les "religions et laïcités au prisme des sciences sociales".
Un "must"!
Pour celles et ceux qui peuvent s'y rendre, il n'y a pas à hésiter !
Une table ronde exceptionnelle nous attend le 23 janvier 2020 à 15H au Campus Condorcet, à l'invitation du GSRL (cliquer ci-dessous), autour d'un volume somptueux réalisé à l'occasion des 20 ans du laboratoire, sous la direction de Jean Baubérot, Jean-Paul Willaime et Philippe Portier.
Trois générations d'historiens du christianisme, dont la mienne, doivent une fière chandelle à Jean Delumeau, qui a tiré sa révérence cette semaine à l'aube d'une nouvelle décennie.
Historien des mentalités religieuses et du christianisme entre Renaissance et époque moderne, doté d'une immense culture, d'un sens hors pair du temps et d'une fibre anthropologique prononcée, jamais pédant, toujours bienveillant, il nous a laissé une oeuvre immense, scandée par des honneurs ô combien mérités (académicien en 1989).
Historien de la peur et du pardon, du paradis et de l'enfer, particulièrement attentif aux imaginaires millénaristes et aux utopies prophétiques, il aimait placer ses lunettes d'observation du côté des fidèles, dans leur empirie, leurs turpitudes, leurs pratiques et leurs espoirs, plutôt que du côté des institutions et des textes normatifs (dont il n'ignorait cependant pas l'importance).
Comme se déploient et se comprennent, au sein de l'identité protestante, les composantes évangéliques?
Le regard aiguisé du sociologue vient nous aider à démêler les choses. A l'occasion du colloque du 30 novembre 2019 sur les protestants évangéliques de la FPF (Fédération Protestante de France), nul autre mieux que Jean-Paul Willaime pour nous éclairer sur ces questions.
Merci à Campus Protestant pour la mise en ligne de cet interview (lien).
Le 30 novembre 2019, un colloque organisé par la Fédération Protestante de France (FPF) se penchait sur l'histoire de sa composante protestante évangélique.
Grâce au beau travail de valorisation multimédia qui a accompagné ce colloque, on peut en retrouver de nombreux éléments audiovisuels sur internet.
Avec notamment l'excellent Pierre-Yves Kirschleger, historien du protestantisme (Université Paul Valéry, Montpellier III), qui s'exprime ici en vidéo Campus Protestant (lien).
Coup de chapeau à la journaliste Martine Laronche, membre durant 30 ans de la rédaction du quotidien Le Monde, qui vient de tirer sa révérence.
Généreuse et patiente, empathique et intègre, elle était particulièrement appréciée, et son journal lui a rendu l'hommage qu'elle mérite (lien).
Elle n'avait que peu écrit sur la religion, mais s'intéressait beaucoup à des domaines connexes: psychologie, voyance (lien), homeschooling (école à la maison).
Sur fond de crise sociale et de grandes manoeuvres dans le monde de la recherche en sciences humaines en raison des débats autour du projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), ce début d'année 2020 n'est pas simple.
L'occasion de faire front et de tout mettre en oeuvre pour que la recherche continue à se déployer malgré les vents contraires. Avec notamment à l'agenda une très belle table-ronde GSRL le 23 janvier 2020, réunions et GSRL Digest, des cours (cycle "populisme et religion") et une Journée de la laïcité revigorante.
Connaissez-vous EVADOC ? Basé à Louvain (Belgique), Evadoc est un centre d’archives et de documentation centré sur l'archive des protestants évangéliques. Il reçoit de nouveaux fonds régulièrement, dont ceux de l'organisation missionnaire Opération Mobilisation (OM) International, en octobre dernier. Géré par Aaldert Prins, EVADOC "veut déployer une approche intégrée et intégrale du patrimoine et apporter une contribution significative à la construction de la biographie protestante-évangélique en Flandre".. et au-delà.
Un protocole de coopération avec KADOC a été établi dès 2009. KADOC est un centre de documentation et de recherches pour la religion, la culture et la société, qui, en tant que Centre interfacultaire, est une section de l’Université catholique de Louvain. Ce qui permet notamment à EVADOC de bénéficier d'une aide gouvernementale.
Francophone, anglophone et néerlandophone, EVADOC (Louvain) est aujourd'hui un des lieux incontournables de la recherche en histoire et sociologie des protestantismes en Europe.
Pasteur de L'Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL), ancien secrétaire général de la Fédération protestante de France (FPF), l'un des deux grands réseaux protestants français avec le CNEF, Yves Parrend a soutenu sa thèse de doctorat à l'Université de Strasbourg (Faculté de Théologie) sous le titre suivant:
Histoire de la Fédération protestante de France (1905-1991)
à travers les Actes des Assemblées générales
Qu'il soit ici très chaleureusement félicité pour cette belle réalisation, dont on attend avec impatience la publication !
Campus Condorcet (Aubervilliers), devant le chantier du Grand Equipement Documentaire (GED),
future plus grande bibliothèque universitaire d'Europe pour les sciences humaines
Depuis plusieurs années, l'Europe est confrontée à une crise des réfugiés d'une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale.
Avec de multiples questions posées aux religions, aux sociétés séculières, aux individus et sociabilités d'accueil. L'originalité du livre important dirigé par Luca Mavelli et Erin K. Wilson, sorti fin 2016, est de combiner approches théoriques, scientifiques et regards de praticiens engagés.
Je ne saurais terminer cette année sans un coup de chapeau à la Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses (RHPR). Fondée en 1921, la Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses publie quatre fois par an, en français, des articles scientifiques de haute tenue, couvrant l’ensemble des disciplines de la théologie protestante, et parfois au-delà.
Au menu, notamment, de la dernière livraison, un bel article de Paul Vazeux sur la controverse des religions politiques et séculières entre intellectuels français et allemands aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale.
Mardi 24 décembre, après sept mois de détention à Téhéran, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui est accusée d’espionnage par la justice de la République islamique, a entamé une grève de la faim avec une de ses codétenues, l’universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert.
Dans une lettre que les deux femmes ont pu faire parvenir de manière clandestine à l’extérieur de la prison où elles sont détenues et qui a été relayée par l’organisation Center for Human Rights In Iran ainsi que par des soutiens de Fariba Adelkhah à Paris, elles annoncent avoir cessé de s’alimenter « au nom de tous les universitaires et les chercheurs en Iran et au Moyen-Orient que l’on emprisonne injustement (…) pour avoir fait leur travail ».
Lire la suite ici
Réputé, à tort ou à raison, pour sa méfiance vis-à-vis de l'image, le protestantisme français compte pourtant, dans son histoire, plusieurs grands parcours de peintres.
L'un d'entre eux, contemporain, vient de publier aux éditions Excelsis un très beau livre de spiritualité alternant texte et image.
Signé Jacques-Richard Sassandra, l'ouvrage s'intitule Nervures de l'être (228p, 2019).
Les "territoires circulatoires" de l'évangélisme tamoul sont encore relativement méconnus, en particulier dans la francophonie. C'est pourquoi le témoignage d'Alain Zeevakumar constitue une source précieuse à plus d'un titre.
Fidèle de l'Eglise Paris Centre Chrétien, à La Courneuve, conduite par la pasteure Dorothée Rajiah, il s'est confié pour le Fil-info Francophonie du portail Regardsprotestants.com.
Ce n'est pas vraiment une surprise, mais c'est un événement:
Le plus influent mensuel protestant nord-américain, le grand magazine évangélique américain Christianity Today, s'est prononcé cette semaine en faveur, sinon de la destitution de Donald Trump, du moins pour sa mise à l'écart du pouvoir.
L'éditorialiste explique que pour les mêmes raisons qui avaient poussé à justifier l'impeachment de Bill Clinton, vingt ans avant, il faut aujourd'hui demander la destitution de Trump (qui a cependant peu de chances de se produire). En cause, le MENSONGE, moralement inacceptable pour un chef d'Etat.
De quoi susciter un tumulte de réactions. Dans la descendance de Billy Graham (évangéliste parmi les fondateurs de Billy Graham), un petit-fils, Boz Tchividjian, a applaudi l'éditorial de Christianity Today, tandis que Franklin Graham (fils aîné de Billy) l'a regretté (lien).
En France, la pasteure baptiste Joëlle Sutter Razanajohary a publié une analyse pleine d'humour et de verve, regrettant la "si longue retenue" de CT face à un Trump notoirement grossier avec les femmes, tandis que le site Evangélique.info s'intéresse de près à ce séisme, qui place Trump en position délicate vis-à-vis des nombreux évangéliques blancs états-uniens qui le soutiennent.
Quelle est la durée moyenne des sermons dans les églises aux Etats-Unis ?
Grâce au Pew Forum, on en sait un peu plus au terme d'une enquête révélatrice, qui montre que les Eglises dites "black" (afro-américaines, plutôt évangléiques) sont celles qui proposent les sermons les plus longs, devant les "évangéliques".
En queue de liste, les catholiques, avec des homélies très courtes.
En France, la démission de Jean-Paul Delevoye concentre l'attention médiatique.
Il est frappant de constater que rares sont celles et ceux qui s'interrogent sur les défaillances de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.
Son budget copieux (plus de 6 millions d'Euros) n'a pas permis de vérifier qu'au lieu de 3 mandats déclarés, Mr Delevoye en avait en réalité... 14, dont plusieurs responsabilités très en vue. C'est grâce à Médiapart et aux médias indépendants que la vérification a pu être faite.
Du point de vue de l'histoire longue de la régulation des politiques publiques en France, on trouvera là de quoi s'interroger sur la réalité d'un "nouveau pouvoir", plus protestant, plus bottom-up, dont la culture Française serait sensée s'inspirer selon Régis Debray. En l'espèce, le bon vieux système "top-down" d'une autorité peu ou pas contrôlée par des instances de régulation pourtant grassement payées d'argent public, semble avoir encore de beaux jours devant lui...
Cet article resitue les origines du mouvement des Écoles du dimanche et du jeudi et montre comment l’instruction religieuse et l’instruction générale s’y sont toujours entrecroisées, aussi chez les protestants français au xixe siècle jusqu’à la loi Ferry et au-delà dans ou hors de l’école. Il rappelle aussi le sens du jeudi (remplacé par le mercredi en 1972) sans cours à l’école pour encourager à réfléchir à l’usage qui pourrait encore en être fait au xxie siècle, dans l’esprit de la loi Ferry et de l’actuel code de l’éducation.
Lire ici la version 1 de l'article, sur HAL-SHS (lien).
L’Afrique a été considérée, après la décolonisation, comme un « réservoir de misères ». Aujourd’hui, les projections économiques deviennent favorables. Comment se situer entre catastrophisme et optimisme?
L’écrivain et économiste sénégalais Felwine Sarr, agrégé d'économie et professeur à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis-du-Sénégal, estime que ses atouts donnent à l’Afrique l’opportunité d’inventer un nouveau modèle de développement.
Un entretien et un Grand Dossier de la revue Sciences Humaines à retrouver ici (lien).
Nathalie Luca, anthropologue et directrice du laboratoire CESOR, revendique la construction d’une anthropologie de l’espérance, de l’optimisme, du “Croire en acte”, sur la base d’études de terrain attentives aux “situations de mise en espérance”. En Corée, la mobilisation après la Seconde Guerre Mondiale et la guerre fratricide entre le Sud et le Nord a ouvert les conditions d’un “alignement des désirs”, pour faire sortir la société sud-coréenne du sous-développement au prix d’une mobilisation de toutes et tous. Cette dynamique s’est poursuivie jusqu’à la fin des années 1990, avant que la cohésion collective ne s’effrite sous l’effet de dynamiques internes et de la Crise asiatique. L’approche du terrain haïtien révèle d’autres situations de mise en espérance, dans un contexte très contrasté.
Son exposé, présenté au séminaire interne d'octobre 2019 au GSRL, nous permet d'en savoir plus.
En cette année qui marque les 80 ans de la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués), à noter cette réédition, pour l'occasion, de Les clandestins de Dieu, textes rassemblés par Jeanne Merle d'Aubigné et Violette Mouchon, mis en ordre par le pasteur Emile C. Fabre (Labor et Fides, 2019, 1ère ed 1968).
A consulter absolument, la dernière livraison des Archives de Sciences Sociales des Religions. Un numéro composé essentiellement de recensions. Cette livraison s’ouvre sur trois in memoriam: le premier sur David Martin (1929-2019), sociologue britannique, spécialiste international des questions de sécularisation; le second sur Françoise Lautman (1935-2019), sociologue, ethnologue et théologienne, qui fit partie du comité de rédaction des ASSR; le troisième sur Benjamin Fabre (1928-2019), professeur de philosophie, fidèle rédacteur de comptes rendus dans la revue.
On trouvera aussi dans ce volume une recension, par votre serviteur, du dernier livre de Fatiha Kaoues.
En raison d'une erreur d'aiguillage, je n'avais pas pu recevoir, à sa parution, le bel ouvrage collectif dirigé par Evert Veldhuizen, Les pasteurs, acteurs avec les temps (Cahiers de l'APF, n°45-46, 2017, 168 pages).
Je viens de le réceptionner, découvrant avec plaisir les riches contributions de Marianne Carbonnier-Burkard, Pierre-Yves Kirschleger, André Encrevé, GIlles Vidal, Patrick Cabanel, Jean-Yves Caruer, Fabio Morin, Jean-Pierre Bastian, Christophe Paya, Evert Veldhuizen, Philippe Gaudin, Jérôme Cotin et Jean-Paul Willaime.
En première ligne du Semper Reformanda, les pasteurs ont fait preuve d'une capacité d'adaptation singulière, au fil des 500 ans tumultueux qui séparent le début de la Réforme de la publication de l'ouvrage. L'ouvrage nous aide à décrypter ces logiques d'évolution du pastorat, entre métier et vocation.
Je renvoie au blog de l'APF pour plus d'information (lien).
En septembre 2014, l'institut Al Mowafaqa à Rabat organisait un colloque pour notamment débattre des "conflictualités créatives".....
Titre repris pour ma dernière chronique publiée dans l'hebdomadaire Réforme de cette semaine (qui consacre par ailleurs un beau dossier aux évangéliques de la FPF).
Coup de chapeau à la belle série "Les figures féminines dans les religions" que le quotidien La Croix nous propose.
Etalée en quinze enquêtes, elle présente, cette semaine, la pasteure française Emmanuelle Seyboldt.
Pasteure depuis 1994, Emmanuelle Seyboldt a été la première femme élue, en mai 2017, à la présidence du Conseil national de l’Église protestante unie de France (EPUdF). Série « Les figures féminines dans les religions » (9/15)
Lire la suite ici (lien).
Le protestantisme évangélique en France rassemble aujourd'hui, en métropole et outre-Mer, environ un million de personnes; décentralisé et pluriel, il a tissé de nombreux réseaux.
On retrouve une partie d'entre-eux dans deux structures nationales: le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), qui rassemble exclusivement des évangéliques, et la Fédération Protestante de France (FPF), qui regroupe une large variété d'Eglises protestantes dont des évangéliques. C'est à ces derniers que se consacre un riche colloque FPF, tenu dans l'église protestante EPUDF de l'Etoile à Paris. Le programme, organisé le 30 novembre 2019, sera conclu par une conférence du Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018 et pentecôtiste.