Grâce au beau livre de Fatiha Kaoues (Convertir le monde arabe. L'offensive évangélique (Paris, CNRS éditions, 2018, 238p), on en sait plus sur la progression du protestantisme évangélique au Maghreb et au Proche-Orient.
Dans le rapport des autorités politiques aux Eglises, trois types très différenciés ressortent: pilarisation inégalitaire (Egypte), pluralisme fragile (Liban), et monopole contesté (Algérie).
La vague de répression qui se déploie depuis quelques mois en Algérie en direction de communautés de chrétiens évangéliques du pays illustre ce "monopole contesté". Pour sourcer ces évolutions, qui soulignent le défi que représente le passage à une culture pluraliste, lire cet article de La Croix (lien).
Il détaille les derniers développements, notamment la fermeture de la plus grande église protestante du pays, le 15 octobre 2019.





Dans ce monde postcolonial ou les identités se recomposent et les mémoires se confrontent, le Gospel francophone, en plein essor depuis un demi-siècle, fonctionne comme une "musique restaurative".


À l’automne 2018, Le Point publiait une tribune signée par 80 personnalités dénonçant la supposée menace d’une hégémonie des théories «décoloniales» dans les universités françaises. Le journal réveillait ainsi le spectre d’un débat houleux dans l’Hexagone. 





Des jeunes de milieux populaires accédant à une thèse de doctorat, des enfants de migrants qui intègrent Sciences Po, des dyslexiques qui réussissent à l’université… Quels sont les ingrédients de ces victoires qui déjouent les statistiques?




Quelle rentrée ! Avec trois défis au menu. D'abord, la gestion du déménagement du laboratoire GSRL (50 statutaires, périmètre de 280 chercheuses et chercheurs en comptant les doctorants) d'IVry-sur-Seine au Campus Condorcet, magnifique espace de recherche que nous inaugurons (avant que les travaux soient tout à fait finis...).


A Madagascar, le christianisme postcolonial donne naissance, depuis un demi siècle, à de nombreuses églises qui n'appartiennent pas aux réseaux confessionnels familiers des Européens.
À travers les siècles et les cultures, il a été admis que, dans l’ordre du vivant, devaient coexister des entités matérielles et immatérielles. D’un côté, la substance physique, la chair, concrète, propre à l’observation et mortelle par essence. De l’autre, l’éthéré, l’insaisissable, que l’on nommera selon les convenances et croyances : l’âme, l’esprit, les pensées, la conscience… Ce qui questionne sur notre propre nature, parfois même le sens de nos existences.