On ne présente plus Jean-Paul Willaime, chercheur toujours prolifique, qui fut notamment directeur d'études à la section des sciences religieuses de l'EPHE et directeur du laboratoire GSRL. Bien plus qu'être un spécialiste de la sociologie des protestantismes, c'est un intellectuel exigeant, qui nous aide beaucoup à éclairer, par les sciences sociales, les débats de sociétés autour des religions et des laïcités en France et en Europe.
L'ouvrage d'entretiens qu'il a signé avec Martin Meunier est un livre majeur pour comprendre à la fois son itinéraire intellectuel, et le vaste champ analytique qu'il a ouvert et/ou nourri à la croisée de la sécularisation, de la religion et de la société. Merci à Jean Hassenforder de nous en proposer une synthèse riche et pédagogique, sur le portail www.témoins.com.




Des jeunes de milieux populaires accédant à une thèse de doctorat, des enfants de migrants qui intègrent Sciences Po, des dyslexiques qui réussissent à l’université… Quels sont les ingrédients de ces victoires qui déjouent les statistiques?




Quelle rentrée ! Avec trois défis au menu. D'abord, la gestion du déménagement du laboratoire GSRL (50 statutaires, périmètre de 280 chercheuses et chercheurs en comptant les doctorants) d'IVry-sur-Seine au Campus Condorcet, magnifique espace de recherche que nous inaugurons (avant que les travaux soient tout à fait finis...).


A Madagascar, le christianisme postcolonial donne naissance, depuis un demi siècle, à de nombreuses églises qui n'appartiennent pas aux réseaux confessionnels familiers des Européens.
À travers les siècles et les cultures, il a été admis que, dans l’ordre du vivant, devaient coexister des entités matérielles et immatérielles. D’un côté, la substance physique, la chair, concrète, propre à l’observation et mortelle par essence. De l’autre, l’éthéré, l’insaisissable, que l’on nommera selon les convenances et croyances : l’âme, l’esprit, les pensées, la conscience… Ce qui questionne sur notre propre nature, parfois même le sens de nos existences.




La photographie à Madagascar, particulièrement à Antananarivo sa capitale, est aujourd’hui une pratique très répandue. Depuis son introduction en 1856 par le révérend William Ellis (1794-1872) de la Mission de Londres à la cour de la reine Ranavalona Ière (1828-1861), des institutions et des particuliers se la sont appropriée et en ont diffusé l’usage. (...). De cette photographie sans cesse en évolution, des traces sont restées, qui progressivement se sont muées en un véritable patrimoine.

Le laboratoire
La question des conversions religieuses est depuis longtemps l’objet d’un investissement particulier en sciences sociales des religions. Parce qu’elle est généralement vécue par les acteurs comme une expérience logée au cœur de l’intimité, on a cherché à en montrer les déterminants collectifs, à en repérer les régularités formelles, à mettre en séries ses mises en récit. Issu d’un colloque organisé à Sciences Po Paris en février 2016, ce dossier porte sur les conversions à l’islam un regard attentif au terrain, des Pays-Bas à l’Australie en passant par le Royaume-Uni et la France.
L'histoire récente des recompositions sociales, culturelles et religieuses des villes françaises n'est pas toujours bien connue des élus et analystes.