Connaissez-vous CAIRN ?
Merci à cet excellent site pour ses ressources bibliographiques en sciences sociales, dont des travaux sur les évangéliques et pentecôtistes signés par votre serviteur.
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Une grande figure de la Résistance s'est éteinte hier, 70 ans après le 8 Mai 1945, en la personne de Cécile Rol-Tanguy (1919-2020). Elle n'était pas qu'une "épouse de" (son mari, le résistant et colonel Rol-Tanguy). Ni une "fille de" (son père a disparu en déportation.
Militante précoce, dès avant-guerre, syndicaliste et communiste passionnée, elle témoigne d'une époque où l'utopie du communisme fut vécue, par certains, (presque) comme une religion séculière, comme nous l'apprennent de grands historiens comme Emilio Gentile, Michael Burleigh, Roger Griffin, voire François Furet.
Voir aussi Marc Angelot, "Le siècle des religions séculières" (lien).
En cas de manque de respirateurs, à qui donner les meilleures chances?
Cette question s'est posée, et se pose toujours, dans certains contextes hospitaliers confrontés à la pandémie du Covid19.
Parmi les options éthiques qui se présentent, on reconnaîtra l'option utilitariste, qui va privilégier les plus jeunes, les plus résistants. Et l'option de non-discrimination, qui vise à ne pas écarter les plus faibles.
Une enquête du Pew Forum nous apprend que les Américains les plus croyants/religieux sont bien plus nombreux (60%) à privilégier la non-discrimination, alors que les moins religieux sont majoritairement (57%) favorables à une préférence utilitariste, visant de fait à sacrifier les plus faibles au nom des meilleures chances de survie.
En ce temps de confinement qui se prolonge, de nombreux musées et lieux de mémoire ont organisé des visites virtuelles. C'est par exemple le cas de l'Institut des Cultures d'Islam, qui propose une visite virtuelle de l'exposition "Croyances : faire et défaire l’invisible" (en place du 12 mars au 265 juillet 2020).
Un petit livret jeu en PDF, perfectible, mais qui a le mérite de penser aux enfants, est par ailleurs proposé en PDF, pour capter l'attention des plus jeunes (lien).
Un site agréable et plein de ressources. Lien.
En réponse à la pandémie du coronavirus, la plupart des pays européens ont imposé des restrictions drastiques sur les activités sociales collectives.
Ces mesures ont impacté les religions, qui reposent sur des sociabilités régulières, des pratiques partagées. Le droit de célébrer un culte collectif, notamment, a été restreint, ou plus. Mais dans quelle variabilité d'un pays à l'autre?
Remercions Alexis Artaud de la Ferrière, senior lecturer à l'Université de Portsmouth et rattaché au laboratoire GSRL, pour sa remarquable étude comparative, publiée en anglais sur le site The Conversation.
Un "must"! Lien.
Le catholicisme français a changé, comme l'illustrent le parcours et les écrits de Henri Tincq (1945-2020), longtemps chroniqueur et polémiste engagé dans divers quotidiens dont Le Monde, aujourd'hui décédé (lien).
Mais il n'en reste pas moins marqué par des lignes de force qu'il appartient aux historiens, politologues, sociologues de reconstituer et d'analyser, à la fois dans ses continuités, mais aussi dans les renouvellements de ses formes de piété, ses engagements oecuméniques et ses implications sociales.
On lira avec grand profit à cet égard le magnifique ouvrage que Philippe Portier, directeur d'études à l'EPHE, a consacré à la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).
Le livre s'intitule Un siècle de construction sociale, une histoire de la CFTC (Flammarion, 2019).
A noter ce passionnant dossier thématique sur la religion en Iran, de la revue des Archives de Sciences Sociales des Religions, coordonné par Sabrina Mervin et Sepideh Parsapajouh, avec notamment un article de Stéphane Dudoignon, chercheur statutaire au laboratoire GSRL , sur "L'orthodoxie comme contreculture".
Étudier et essayer de comprendre les grandes controverses, les générations, les transmissions d’une discipline plus problématique en France qu’ailleurs, en profondeur et en miroir, c’est la tâche que s’est fixée Pierre Lassave dans Sociologie des religions : Une communauté de savoir, paru aux Éditions de l’EHESS et dont il a discuté lors du Mercredi de l’IESR du 4 mars 2020 avec Céline Béraud et Louis Hourmant.
Que faire lorsque survient une épidémie ou une contagion grave? Faut-il isoler les sujets atteints, tenter d'enrayer le mal par un dépistage systématique? Doit-on plutôt insister sur l'hygiène individuelle, voire collective? Quel rôle assigne à l'Etat et aux autorités locales?
Faut-il " laisser faire ", user de coercition ou s'en remettre à la médecine et aux médecins?
Ces questions (et bien d'autres), nos sociétés post-industrielles croyaient naguère encore ne plus avoir à se les poser: le choléra, la tuberculose et la syphilis -trois fléaux de l'Europe du XIXe et du premier XXe siècle-, à grand'peine jugulés, ne relevaient-ils pas d'un passé totalement révolu?
Or l'irruption....
Lire la suite de la présentation de cette synthèse historique ici (lien).
A partir de plusieurs analyses transversales sur la religion et ses recompositions, à noter ce numéro thématique de la revue Sciences Humaines.
Il s'intitule "Croire en Dieu aujourd'hui, panorama des religions en France", et comporte notamment un entretien de l'excellent Denis Pelletier, directeur d'études à l'EPHE, membre du GSRL et spécialiste du catholicisme.
Avec la mode actuelle des alertes sur la radicalisation, "Radical", en religion, peut facilement évoquer l'intolérance; l'option des auteures et auteurs de cet ouvrage paru en 2015 est de mettre en avant, au contraire, l'accueil, dans la ligne de ce que défend, en francophonie, le Carrefour des Chrétiens Inclusifs.
La pluralité des auteurs permet de bien appréhender la question de l’inclusivité à la fois dans son évolution historique, dans une perspective biblique et dans un renouvellement liturgique. L’intérêt de l’ouvrage est aussi celui de l’expérience de terrain, celle de la Maison Verte à Paris, la première communauté protestante française à se revendiquer inclusive, celle plus difficile au Cameroun où les homosexuels sont ostracisés par les Églises, celle aussi d’une visibilité sur internet à l’occasion des débats au sein de l’UEPAL.
L’inclusivité n’est pas un caprice occidental introduit par l’évolution sociétale et juridique de nos pays, elle concerne notre conception de Dieu, d’où la grande importance de ce livre.
Lire le reste de cette recension par Jean-Paul Augier ici
Yvan Bourquin, Joan Charras Sancho (éd.), L’accueil radical. Ressources pour une Église inclusive, Genève, Labor et Fides, 2015, 232 pages.
Superbe séance aujourd'hui au séminaire interne du GSRL sur l'ouvrage Les minorités religieuses en France, présenté par Anne-Laure Zwilling et Joëlle Allouche-Benayoun. Un grand merci à elles!
Ce numéro hors-série des ASSR retrace les itinéraires intellectuels des cinq « pionniers » à l’origine de la revue Archives de sociologie des religions, née en 1956 et devenue en 1973 Archives de sciences sociales des religions. Deux d’entre eux, Henri Desroche (1914-1994) et Émile Poulat (1920-2014), sont d’anciens prêtres en rupture d’Église ; deux autres, François-André Isambert (1924-2017) et Jacques Maître (1925-2013), participèrent à la Résistance avant de militer un temps aux côtés du progressisme chrétien. Enfin, Jean Séguy (1925-2007), qui les rejoignit en 1960, avait dû renoncer à une formation dans la Compagnie de Jésus. Tous ont embrassé la science pour faire comprendre et expliquer un objet qui a marqué leur vie.
D'après la plupart des spécialistes, le Brésil comptera autant d'évangéliques que de catholiques en 2035 (cf. infographie Le Monde ci-contre).
L'occasion de pointer une synthèse récente, en anglais, sur les évangéliques/pentecôtistes brésiliens : il s'agit de la synthèse collective publiée en anglais par Eric Miller et Ronald Morgan sur les évangéliques brésiliens au XXIe siècle, aux éditions Palgrave MacMillan, 2019, 364p).
On lira aussi avec profit cet article de l'anthropologue Ronaldo De Almeida, publiée dans la revue Brésil(s) en 2016 (lien).
Asia Bibi, chrétienne incarcérée arbitrairement durant neuf ans au Pakistan dans des conditions terribles, pour une accusation mensongère de blasphème, est actuellement en France.
Depuis 2011, ce blog a suivi son histoire, jusqu'à sa libération et son asile au Canada (lien).
Avec une dignité exemplaire, elle a franchi tous les obstacles, appuyée par le soutien indéfectible d'Anne-Isabelle Tollet (Cf. photo ci-dessus).
Asia Bibi évoque aujourd'hui son souhait de s'installer dans l'hexagone et va rencontrer le président Macron.
Les actes pédophiles des prêtres suscitent le scandale voire la fureur non seulement à cause de leur grand nombre et de leur gravité, mais aussi du fait de leur dissimulation par l’Église catholique. Chaque révélation soulève encore et encore la question : les gens d’Église savaient-ils ?
Et que savait-on au juste Pour répondre à ces questions, l'historien Claude Langlois revient sur l’histoire longue: comment, depuis la Révolution française, l’Église catholique a-t-elle géré la sexualité des clercs, célibataires par nécessité sinon par vocation, et plus précisément: comment, en interaction permanente avec l’évolution de la société civile, a-t-elle traité les « fautes » sexuelles des prêtres?
Le procès de Fariba Adelkhah et de Roland Marchal s’ouvrira le 3 mars 2020 à Téhéran, a déclaré mardi leur avocat, Me Saïd Dehqan à l’Agence France-Presse.
Soutien total à ces chercheurs incarcérés arbitrairement en Iran.
A noter la parution du dernier numéro de Sciences Religieuses (isbn : 0008-4298), avec pour éditrices invitées Claude Proeschel et Sara Teinturier.
Ce numéro spécial est intitulé : Convictions religieuses, citoyenneté et espace public: quelques aspects contemporains.
Il traite en particulier du religieux socialement acceptable à l'école en France, en Suisse romande et au Québec. On pourra y lire entre autres des articles de Claude Proeschel et Anne Lancien, du GSRL.
Des laboratoires de recherche en péril, cela se voit moins que des métros (RATP) ou des trains (SNCF) bloqués. Pourtant, à moyen et long terme, c'est dramatique pour l'avenir d'une société française qui sacrifie le meilleur de son intelligence.
Il est nécessaire de prendre connaissance des enjeux des réformes structurelles qui affectent aujourd'hui la recherche en France, notamment en sciences humaines et sociales où de nombreux laboratoires sont contraints de faire plus, avec beaucoup moins d'encadrement administratif (et des salaires qui restent largement en-dessous des pays voisins). Au détriment des recherches, et des chercheurs précaires.
Avec de nombreuses crises, démissions, burn-out. Cet article publié dans Le MOnde donne quelques éléments factuels sur la crise actuelle, autour de la future loi de programmation (LPPR).
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, d’abord en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée sans vote négatif par l’assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par plusieurs États-membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s’est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d’une lutte contre l’apostasie – parfois associé au blasphème ou à l’insulte contre certaines religions -, ou au nom de la défense de l’unité d’un corps. L’enquête historique conduite dans cet ouvrage s’inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Établie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l’émergence d’une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l’Amérique du Nord, à comprendre les motifs d’adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d’auteurs, à déterminer les modalités d’expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n’en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu’à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines.
Un livre important à découvrir, signé Dominique Avon, directeur d'études à l'EPHE et membre du GSRL
Lien vers la page de "La sécularisation en question" (Classiques Garnier, 2019, 746 pages)
Depuis 1995, le laboratoire Groupe Sociétés Religions Laïcités (CNRS / EPHE-PSL) n'a cessé d'étudier les religions et les laïcités, contribuant au fil des années à enrichir nos connaissances grâce à l'aide des sciences sociales.
A l'occasion de ses 20 ans, un grand colloque international avait permis de faire le point sur ces questions.
Sous la direction de Jean Baubérot, Jean-Paul Willaime et Philippe Portier, anciens directeurs du GSRL, un ouvrage somptueux publié en décembre 2019 aux éditions Classiques Garnier nous restitue aujourd'hui le fruit de ces réflexions.
En 746 pages, 47 contributions et 54 auteurs nous font découvrir un panorama exceptionnel, croisant disciplines, terrains, méthodologies, aires culturelles au service d'une seule exigence: analyser et faire comprendre les "religions et laïcités au prisme des sciences sociales".
Un "must"!
Pour celles et ceux qui peuvent s'y rendre, il n'y a pas à hésiter !
Une table ronde exceptionnelle nous attend le 23 janvier 2020 à 15H au Campus Condorcet, à l'invitation du GSRL (cliquer ci-dessous), autour d'un volume somptueux réalisé à l'occasion des 20 ans du laboratoire, sous la direction de Jean Baubérot, Jean-Paul Willaime et Philippe Portier.
Trois générations d'historiens du christianisme, dont la mienne, doivent une fière chandelle à Jean Delumeau, qui a tiré sa révérence cette semaine à l'aube d'une nouvelle décennie.
Historien des mentalités religieuses et du christianisme entre Renaissance et époque moderne, doté d'une immense culture, d'un sens hors pair du temps et d'une fibre anthropologique prononcée, jamais pédant, toujours bienveillant, il nous a laissé une oeuvre immense, scandée par des honneurs ô combien mérités (académicien en 1989).
Historien de la peur et du pardon, du paradis et de l'enfer, particulièrement attentif aux imaginaires millénaristes et aux utopies prophétiques, il aimait placer ses lunettes d'observation du côté des fidèles, dans leur empirie, leurs turpitudes, leurs pratiques et leurs espoirs, plutôt que du côté des institutions et des textes normatifs (dont il n'ignorait cependant pas l'importance).
Depuis plusieurs années, l'Europe est confrontée à une crise des réfugiés d'une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale.
Avec de multiples questions posées aux religions, aux sociétés séculières, aux individus et sociabilités d'accueil. L'originalité du livre important dirigé par Luca Mavelli et Erin K. Wilson, sorti fin 2016, est de combiner approches théoriques, scientifiques et regards de praticiens engagés.
Je ne saurais terminer cette année sans un coup de chapeau à la Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses (RHPR). Fondée en 1921, la Revue d’Histoire et de Philosophie religieuses publie quatre fois par an, en français, des articles scientifiques de haute tenue, couvrant l’ensemble des disciplines de la théologie protestante, et parfois au-delà.
Au menu, notamment, de la dernière livraison, un bel article de Paul Vazeux sur la controverse des religions politiques et séculières entre intellectuels français et allemands aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale.
Mardi 24 décembre, après sept mois de détention à Téhéran, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui est accusée d’espionnage par la justice de la République islamique, a entamé une grève de la faim avec une de ses codétenues, l’universitaire australienne Kylie Moore-Gilbert.
Dans une lettre que les deux femmes ont pu faire parvenir de manière clandestine à l’extérieur de la prison où elles sont détenues et qui a été relayée par l’organisation Center for Human Rights In Iran ainsi que par des soutiens de Fariba Adelkhah à Paris, elles annoncent avoir cessé de s’alimenter « au nom de tous les universitaires et les chercheurs en Iran et au Moyen-Orient que l’on emprisonne injustement (…) pour avoir fait leur travail ».
Lire la suite ici
Quelle est la durée moyenne des sermons dans les églises aux Etats-Unis ?
Grâce au Pew Forum, on en sait un peu plus au terme d'une enquête révélatrice, qui montre que les Eglises dites "black" (afro-américaines, plutôt évangléiques) sont celles qui proposent les sermons les plus longs, devant les "évangéliques".
En queue de liste, les catholiques, avec des homélies très courtes.
Nathalie Luca, anthropologue et directrice du laboratoire CESOR, revendique la construction d’une anthropologie de l’espérance, de l’optimisme, du “Croire en acte”, sur la base d’études de terrain attentives aux “situations de mise en espérance”. En Corée, la mobilisation après la Seconde Guerre Mondiale et la guerre fratricide entre le Sud et le Nord a ouvert les conditions d’un “alignement des désirs”, pour faire sortir la société sud-coréenne du sous-développement au prix d’une mobilisation de toutes et tous. Cette dynamique s’est poursuivie jusqu’à la fin des années 1990, avant que la cohésion collective ne s’effrite sous l’effet de dynamiques internes et de la Crise asiatique. L’approche du terrain haïtien révèle d’autres situations de mise en espérance, dans un contexte très contrasté.
Son exposé, présenté au séminaire interne d'octobre 2019 au GSRL, nous permet d'en savoir plus.
En cette année qui marque les 80 ans de la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués), à noter cette réédition, pour l'occasion, de Les clandestins de Dieu, textes rassemblés par Jeanne Merle d'Aubigné et Violette Mouchon, mis en ordre par le pasteur Emile C. Fabre (Labor et Fides, 2019, 1ère ed 1968).