«Radicalisation», tout le monde en parle mais de quoi parle-t-on au juste? D’extrémisme? De violence? De terrorisme?
De jusqu’au-boutisme musulman? Mais alors pourquoi utiliser le mot «radicalisation»? (...)
A partir de matériaux d'enquête, les deux auteurs, Olivier Bobineau et Pierre N'Gahane, décortiquent et identifient les tenants et aboutissants de la radicalisation. Processus trop longtemps méconnu à force de se focaliser sur sa «surface» événementielle, choquante pour ne pas dire terrifiante, ce livre nous dévoile les raisons profondes de la radicalisation qu’il est urgent de comprendre pour mieux agir.
Lien (livre) et interview ici d'Olivier Bobineau sur FranceInfo (lien).
Le GSRL (UMR 8582) s’est retrouvé à Ivry-sur-Seine, le mois dernier, pour un quatrième séminaire interne particulièrement marquant, car, couplé cette fois-ci avec un atelier théorique, ce qui a donné l’occasion d’un format adapté et rallongé, avec deux orateurs principaux et un temps plus substantiel donné à l’échange. Le thème central du jour était Modernité, modernités multiples, ultramodernités.
Connaissez-vous Noria?
Un "Grand Remplacement" (sic) serait en cours en Europe, porté par une immigration musulmane massive?

Voici un ouvrage majeur et un panorama unique sur l'itinéraire de Jean-Paul Willaime, sociologue des religions, longtemps directeur d'études à l'EPHE en "Histoire et sociologie des protestantismes" et ancien directeur du laboratoire
Lorsqu’un événement survient dans le quotidien de l’histoire, il bouscule l’ordre des choses. Pendant un temps, le monde semble vaciller. La société fait face à une possible rupture, puis finit par trouver un nouvel équilibre.
Connaissez-vous l'
L'incendie de Notre Dame de Paris, au soir du 15 avril 2019, a sidéré une large partie de la population française, et au-delà. Le lendemain matin, prise de température du terrain, avant d'aller au GSRL à Ivry.
L'édifice est meurtri, mais debout. 

Une revue de presse, des analyses, de nombreuses ressources...
Entre Noël 2018 et Nouvel An 2019, les abords du Forum des Halles, à Paris, grouillent de monde. Non loin de la devanture de Pizza Hut, voici qu’une chorale tranche avec l’ambiance consumériste. Elle chante, en espagnol et en français, des hymnes chrétiens. Plusieurs choristes évoquent des traits précolombiens, aztèques, d’autres pourraient être espagnols. Souriants, deux fidèles distribuent des tracts tout autour.
Besoin d'une réflexion théorique sur le concept de diaspora religieuse ?




Françoise Lautman s'en est allée, et ses collègues, dont je suis, ont le coeur lourd. Elle a été une des figures fondatrices du laboratoire Groupe Sociétés Religions Laïcités (GSRL). Elle avait dirigé le GSR, dans sa transition vers ce qui allait devenir le GSRL, de 1991 à 1994. Ethnologue et sociologue des religions, directrice de recherches au CNRS, elle impressionnait par sa vivacité intellectuelle, et nous éclairait par ses éclats de rire.
Le 14 février dernier, le laboratoire GSRL s'est réuni en séminaire interne avec Nicolas Meylan (médiéviste, Université de Lausanne), autour du thème: «Classifier les religions, classifier le monde. Le cas du Game of Throne de George Martin». Son exposé a été suivi par celui de Renaud Rochette (responsable formation/recherche, EPHE-IESR), sur le thème: «Étudier le religieux fictif : approches et problèmes».
Savoir s’exprimer de manière claire et convaincante a toujours constitué une qualité humaine essentielle. 


Le passage du religieux au spirituel est-il la marque de ce XXIe siècle? La religion, avec ses corpus dogmatiques et ses clergés, céderait du terrain devant des pratiques spirituelles moins régulées, réputées plus “libres”. L’anthropologie religieuse de l’Europe semble attester d’une soif de spiritualité “hors pistes” (cf. Yves Lambert). Mais on manque de postes d’observation pour évaluer ces dynamiques.