Pour aller plus loin sur les enjeux posés par les études postcoloniales et décoloniales, rappelons d'abord l'écart entre la militance associative (avec ses points forts mais aussi ses dérives, cf. discours sectaires et racialistes de Houria Bouteldja) et la recherche. Cette dernière a vocation à produire de l'analyse, du recul, en s'affranchissant des discours préconstruits et des idées reçues. En sciences sociales, l'angle postcolonial et décolonial, lorsqu'il évite le dérapage militant et ouvre au débat, peut permettre aujourd'hui de mieux penser nos objets d'étude.
Voici quatre références (parmi bien d'autres) pour s'y retrouver. Capucine Boidin, en 2009, avait signé un bel article intitulé "Etudes décoloniales et postcoloniales dans les débats français" (lien). Un an plus tard, un article de Sciences Humaines "Faut-il brûler les études postcoloniales" (lien) mettait en dialogue Jean-François Bayart, auteur d'un livre très critique (lien), et l'ouvrage collectif Ruptures postcoloniales (ed. La Découverte), qui invite à la nuance et à l'enquête de terrain (lien).


Fleuron du pré carré de la France en Afrique, la Côte d’Ivoire a toujours bénéficié d’un traitement à part. À Paris, elle continue aujourd’hui d’être considérée comme un pays prioritaire sur le plan diplomatique, même si les échanges économiques au sud du Sahara se font d’abord avec le monde anglophone, en l’occurrence au Nigeria et en Afrique du Sud. Selon les données de l’OCDE, la Côte d’Ivoire est ainsi le premier pays à bénéficier de l’aide publique au développement de la France.
Le laboratoire GSRL (UMR 8582) s’est retrouvé à Ivry-sur-Seine pour son dernier séminaire interne de l’année 2018, avec pour orateur principal Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Est Créteil et lauréat 2018 du prix d’histoire des religions pour son livre Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement (Le Seuil, 2018, 288 pages).
A noter au laboratoire 
Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. 

Le 8 novembre dernier, Joseph Ciaudo (postdoctorant HASTEC) effectuait un brillant exposé dans le cadre du séminaire interne du GSRL (EPHE/CNRS/PSL), sur le sujet :
Dans la matinée de ce 28 novembre 2018 se tient à Paris une rencontre franco-russe organisée par Sciences Po Alumni et le MGIMO (Institut d’Etat des Relations Internationales de Moscou) sur le thème “Innovation et Intégration”. L’évènement a lieu entre 9h et 13h dans la prestigieuse salle Colbert de l’Assemblée nationale.

Dessiner le Paris des religions du Moyen Âge à nos jours est un programme ambitieux auquel le comité scientifique de ce colloque s’est attelé depuis 2015. Pour aborder la force de l’inscription des religions dans l’espace parisien, leurs relations avec une capitale politique et intellectuelle, l’évolution des pratiques, les liens entre les différents cultes et avec la laïcité, est apparu pertinent de s’intéresser aux Parisiens et à la manière dont s’articulent, à Paris, la politique des cultes définie par l’État et la religion telle qu’elle est vécue par les communautés et par les citadins.
Au sein du laboratoire GSRL, le programme "Laïcités: États et Sociétés face à la diversité culturelle et religieuse", se réunira le jeudi 29 novembre prochain à 14 h 15 sur le site d'Ivry, Salle B.






Le @LaboGSRL est riche d'un extraordinaire vivier de
Spécialiste des courants d'extrême droite et de leurs liens avec les phénomènes religieux,
Les Éditions du Cerf comptent dans le paysage éditorial français, et pas seulement dans le domaine de l’édition religieuse. Fondées en 1929 par deux religieux dominicains dans le prolongement du succès de la revue La Vie Spirituelle, elles ont rapidement acquis, par leurs périodiques et par leurs livres, une réputation enviable dans l’aile marchante de l’Église de France: mouvement ecclésiologique ; mouvement biblique ; mouvement patristique ; mouvement liturgique ; mouvement théologique. Elles ont été ainsi un des vecteurs majeurs en France de l’aggiornamento conciliaire voulu par Jean XXIII. Mais leur histoire n’a pas été un long fleuve tranquille.

Quelques colloques à se mettre sous la dent en cette fin d'année 2018, auxquels s'ajoutent réunions, cours, et... élection de la nouvelle direction du laboratoire GSRL, pour succéder à l'irremplaçable Philippe Portier.