En France, le transfert annoncé de compétences de la MIVILUDES (mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) au Ministère de l'intérieur inquiète certains milieux mal informés.
En réalité, c'est une bonne nouvelle pour la nécessaire lutte contre les dérives sectaires en France.
La MIVILUDES, de plus en plus décrédibilisée, souffrait en effet de sévères dysfonctionnements. Cette structure coûteuse et peu efficace s'appuyait, d'une part, sur une définition trop restrictive et trop laxiste des dérives sectaires (excluant de nombreux creusets idéologiques et religieux, notamment l'islam, une large part de l'Eglise catholique, et la militance politique radicale). D'autre part, elle s'était mis à dos, depuis 2005 (démission de Nathalie Luca) la quasi totalité du milieux des chercheurs, par un certain amateurisme opportuniste qui laissait craindre une politique approximative de la chasse aux sorcières, plutôt qu'une expertise républicaine maîtrisée et éclairée.
Doté d'une forte expérience de terrain, d'un pragmatisme lucide (moins d'idéologie, plus de données fiables) et d'un spectre d'intervention plus large, gageons que le Ministère de l'Intérieur (et des cultes) reprendra, avec plus d'efficacité et de justesse, le flambeau de la prévention et de la lutte nécessaire contre les dérives sectaires tous azimuts.
Des dérives toujours actuelles, dans tous les milieux, qui peuvent broyer les personnes, les familles, et conduire au pire: que la République soit vigilante est une bonne chose!
À l’automne 2018, Le Point publiait une tribune signée par 80 personnalités dénonçant la supposée menace d’une hégémonie des théories «décoloniales» dans les universités françaises. Le journal réveillait ainsi le spectre d’un débat houleux dans l’Hexagone. 








À travers les siècles et les cultures, il a été admis que, dans l’ordre du vivant, devaient coexister des entités matérielles et immatérielles. D’un côté, la substance physique, la chair, concrète, propre à l’observation et mortelle par essence. De l’autre, l’éthéré, l’insaisissable, que l’on nommera selon les convenances et croyances : l’âme, l’esprit, les pensées, la conscience… Ce qui questionne sur notre propre nature, parfois même le sens de nos existences.
La photographie à Madagascar, particulièrement à Antananarivo sa capitale, est aujourd’hui une pratique très répandue. Depuis son introduction en 1856 par le révérend William Ellis (1794-1872) de la Mission de Londres à la cour de la reine Ranavalona Ière (1828-1861), des institutions et des particuliers se la sont appropriée et en ont diffusé l’usage. (...). De cette photographie sans cesse en évolution, des traces sont restées, qui progressivement se sont muées en un véritable patrimoine.
Le laboratoire
La question des conversions religieuses est depuis longtemps l’objet d’un investissement particulier en sciences sociales des religions. Parce qu’elle est généralement vécue par les acteurs comme une expérience logée au cœur de l’intimité, on a cherché à en montrer les déterminants collectifs, à en repérer les régularités formelles, à mettre en séries ses mises en récit. Issu d’un colloque organisé à Sciences Po Paris en février 2016, ce dossier porte sur les conversions à l’islam un regard attentif au terrain, des Pays-Bas à l’Australie en passant par le Royaume-Uni et la France.
L'histoire récente des recompositions sociales, culturelles et religieuses des villes françaises n'est pas toujours bien connue des élus et analystes.
Rosa Parks, militante des droits civiques aux Etats-Unis, s'est battue pour qu'hommes et femmes, noirs et blancs disposent des mêmes droits, et mêmes devoirs.
Chaque décennie depuis 1981, les enquêtes de l’European Values Study prennent la mesure de l’univers des valeurs et des croyances des Européens. Retour sur les tendances françaises, présentées dans l'ouvrage «La France des valeurs» paru il y a quelques semaines. 
Le mois dernier, le laboratoire GSRL (UMR 8582) s’est retrouvé selon son habiture à Ivry-sur-Seine pour son cinquième séminaire interne mensuel de l’année 2019, autour du livre de M-E. Chessel, A. Grelon, N. Bremond d’Ars,
En Haïti, l’État est faible, instable. Les Organisations Non Gouvernementales internationales, riches et puissantes, donnent l’impression de gouverner à sa place au mépris des initiatives locales. Les désastres naturels, parce qu’ils nécessitent dans l’urgence l’intervention de l’aide extérieure, amplifient encore cette situation. Après le passage de l’ouragan Matthew qui a ravagé le sud du pays en 2016, la colère des Haïtiens contre la toute-puissance des ONG est montée d’un cran. Ils veulent être considérés comme des acteurs de leur société et non pas comme des victimes. (...)
Connaissez-vous SOCIOREL ?
Coup de chapeau à
Professeur associé à l'Université Notre Dame, familier des études qui croisent religion et économie,
Les relations entre les religions et l’économie, que celle-ci soit considérée comme un champ de l’activité sociale ou comme une discipline scientifique, constituent depuis longtemps un domaine de recherche interdisciplinaire doté d’une importante bibliographie (...)
"Les Français ne savent pas qui est Aretha Franklin", souligne Bertrand Dicale dans la préface.
