Nathalie Luca, anthropologue et directrice du laboratoire CESOR, revendique la construction d’une anthropologie de l’espérance, de l’optimisme, du “Croire en acte”, sur la base d’études de terrain attentives aux “situations de mise en espérance”. En Corée, la mobilisation après la Seconde Guerre Mondiale et la guerre fratricide entre le Sud et le Nord a ouvert les conditions d’un “alignement des désirs”, pour faire sortir la société sud-coréenne du sous-développement au prix d’une mobilisation de toutes et tous. Cette dynamique s’est poursuivie jusqu’à la fin des années 1990, avant que la cohésion collective ne s’effrite sous l’effet de dynamiques internes et de la Crise asiatique. L’approche du terrain haïtien révèle d’autres situations de mise en espérance, dans un contexte très contrasté.
Son exposé, présenté au séminaire interne d'octobre 2019 au GSRL, nous permet d'en savoir plus.

A consulter absolument, la dernière livraison des
En septembre 2014, l'institut Al Mowafaqa à Rabat organisait un colloque pour notamment débattre des "conflictualités créatives".....





Entre mise en scène et performance, le dossier « Des techniques pour croire » explore le postulat selon lequel croire et faire croire sont d’abord des opérations matérielles, physiques, indissociables de dispositifs techniques dont l'efficacité n'est pas donnée a priori mais dépend du contexte de leur interprétation, de leurs usages et de leurs éventuelles réappropriations. Ces dispositifs sont ici analysés à la rencontre entre l’anthropologie, les Science and Technology Studies et l’histoire religieuse.


Une guerre civile déchire le Soudan du Sud depuis décembre 2013. Elle a généré, avec le conflit yéménite et le conflit syrien, une des plus graves crises humanitaires du début du XXIe siècle. Le conflit inter-sud-soudanais aurait provoqué 382 000 victimes à compter de 2018, et plus de 4 millions de personnes déplacées (dans le pays ou à l'extérieur), sur une population totale estimée à 12,5 millions d'habitants. Ce n'est pas un conflit religieux. Les acteurs confessionnels exercent, dans ce contexte, un rôle de médiateur. 






À l’automne 2018, Le Point publiait une tribune signée par 80 personnalités dénonçant la supposée menace d’une hégémonie des théories «décoloniales» dans les universités françaises. Le journal réveillait ainsi le spectre d’un débat houleux dans l’Hexagone. 





