Il faut le rappeler: en France, face à Daech, la seule responsabilité collective qui vaille, c'est celle de la République dans toutes ses composantes. Au sein de la nation plurielle, les citoyennes et citoyens musulmans de France sont et restent, plus que jamais, une richesse très précieuse pour le pays, et construisent, avec beaucoup d'autres, son avenir. En parallèle à la lutte internationale contre le nouveau califat wahhabite fanatisé qui, de facto, s'est constitué au Moyen-Orient, il est capital, en France, de refuser la logique du bouc émissaire.
S'en prendre aux terroristes et leurs réseaux, oui bien-sûr, mais sans jeter l'opprobre sur six millions de concitoyens sous prétexte qu'ils sont soupçonnés de partager la même religion.
Favoriser les rencontres, les débats et la fraternité, sur la base des mêmes droits pour tous, est un devoir national.
A cet égard, il n'est pas inutile de jeter régulièrement un oeil sur le portail francophone musulman pluraliste Oumma.com, d'une très grande popularité, et aux contenus formidablement variés.
On y lira notamment qu'à l'inverse de certains pseudo-spécialistes, on y appelle un chat un chat, et l'Arabie Saoudite est clairement pointée comme finançant le djihadisme.... Une Arabie saoudite richissime courtisée par de nombreux politiques français de toutes tendances.







Constituant l’un des fondements de la République et de la démocratie, la laïcité a perdu en lisibilité et ne peut plus se contenter de garantir une neutralité religieuse. Elle doit composer avec le besoin légitime qu’ont les croyants d’exprimer leurs convictions. Ce numéro des 
Le 


Crainte d’un islam de plus en plus visible, peur du repli communautaire, montée en puissance de la menace djihadiste, crispations autour de la notion de laïcité… Depuis dix ans, le débat public s’est focalisé sur la religion musulmane et ses transformations, réelles ou supposées. Plus que jamais, dix ans après les émeutes urbaines de 2005, les jeunes des quartiers sont appréhendés sous le spectre de leur religiosité et du danger de la radicalisation.
En ouvrant sa première édition par l’interprétation d’un groupe non hexagonal, venu du Québec (Canada), le premier opus des Angels Music Awards a lancé un signal fort: point de repli hexagonal, cap sur l’ouverture francophone. Mais pourquoi, et au service de quelle vision?











