A noter cette semaine, dans l'excellent supplément "Les Essentiels" du magazine La Vie (du 21 au 27 septembre 2006), un article, auquel votre serviteur a largement participé, sur le pasteur afro-américain William Seymour (1870-1922). Seymour est à l'origine du fameux réveil d'Azuza Street (Los Angeles) qui a lancé, aux Etats-Unis, le mouvement pentecôtiste proprement dit.
Le pentecôtisme, qu'on rattache habituellement au protestantisme évangélique (pour une définition, cliquer ici), a connu un développement foudroyant, qui l'a fait passer de zéro à plus de 200 millions de fidèles en à peine plus d'un siècle. William Seymour a joué un rôle clef dans le démarrage du phénomène. 100 ans après le réveil pentecôtiste multi-ethnique d'Azuza Street (1906), voilà l'occasion de se renseigner sur ce fils d'esclave entré aujourd'hui dans le panthéon des grands fondateurs.
NB: à noter dans le même numéro de La Vie une enquête et un sondage éclairants sur l'islam en France, pour déboulonner quelques clichés.



Par décret du 28 novembre 2002, le Premier Ministre a institué la MIVILUDES, mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Je ne suis pas de ceux qui en contestent la légitimité. En tant que citoyen tout comme en tant que chercheur au CNRS, je suis conscient qu'il peut exister des dérives sectaires, et il m'apparaît normal que la République se penche sur la question dans le but d'informer et de veiller au respect des libertés. Ce qui me pose problème en revanche, c'est quand l'Etat sous-utilise les chercheurs spécialistes du religieux. Avec la MIVILUDES, c'est malheureusement le cas actuellement. Après une phase d'amélioration des rapports, les choses se sont déteriorées au point qu'à l'heure actuelle, si un chercheur en sciences sociales des religions acceptait un poste au conseil d'orientation de la MIVILUDES, ce serait essentiellement pour servir de caution isolée. C'est pourquoi, bien qu'on m'ait fait l'honneur de me proposer un siège au conseil d'orientation de cette structure, j'ai décidé de refuser. Avec d'autres, j'appelle à une remise à plat du mode de fonctionnement. Ce souci d'un débat public me conduit à mettre en ligne ci-dessous le courrier que j'ai adressé au président de la MIVILUDES. Vous pourrez ainsi juger sur pièce et participer au débat citoyen qui nous concerne tous.

Non je ne parle pas de Jésus, ni de Zineddine Zidane venu l’an dernier assurer la qualif’ de l’équipe de France de football. Je parle de la fameuse histoire d’Arezki Belarbi, un enfant tombé dans le canal de la Marne-au-Rhin à Vendenheim (Alsace) le 20 avril 2006, et sauvé des eaux par un inconnu.
En mai fait ce qu’il te plait ? Cela vaut pour la météo, moins pour le «métro-boulot», duo qui impose encore son rythme jusqu’à l’été. À l’agenda pour mai-juin, la poursuite de mon cours sur les megachurches aux États-Unis, avec des rendez-vous le 15 mai, le 29 mai, le 19 juin et, sans doute, un cours supplémentaire le 26 juin 2006. Plus de CRS, plus de barrières, il n’y a plus d’excuses pour le pas venir! Et le sujet est passionnant. Même BHL en parle dans
Que la société américaine évolue vers une militarisation croissante n’est pas un scoop. Mais cela ne signifie pas qu’il faille s’y habituer, le banaliser. Le rôle des militaires est certes nécessaire en démocratie, et les Etats-Unis ont légitimement le droit de «serrer un peu la vis» après le 11 septembre 2001, mais la militarisation d’un pays c’est autre chose. Il ne s’agit pas seulement de répondre militairement à une menace : c’est transformer les structures du pouvoir ou de la société de manière à les rendre de plus en plus conformes aux intérêts des militaires (et des marchands de canons). Bienvenue dans l’Amérique de George W. Bush!
Le dernier rapport de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (