Depuis quelques semaines, les grandes chaînes de télévision répètent en boucle que les 23 otages sud-coréens capturés le 19 juillet 2007 par les talibans entre Kandahar et Kaboul, en Afghanistan, sont des «évangélistes».
Vrai ou faux ?
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Depuis quelques semaines, les grandes chaînes de télévision répètent en boucle que les 23 otages sud-coréens capturés le 19 juillet 2007 par les talibans entre Kandahar et Kaboul, en Afghanistan, sont des «évangélistes».
Vrai ou faux ?
Allons, un peu de détente estivale ne fait pas de mal.
Si d'aventure, d'une averse à l'autre, vous lisez des comics, ces petites BDs souvent basées sur les aventures de héros fantastiques, vous êtes-vous déjà demandé quelle était la religion de vos héros préférés?
Ne cherchez plus, un site l'a fait pour vous.
Rappelez-vous l’an dernier : Vélo Magazine avait titré sur le vainqueur 2006 du Tour de France, Floyd Landis, en titrant sur le «dieu humain».
Cette année, virage à 180° : après la victoire un peu douteuse d'Alberto Contador, précédée de plusieurs contrôles positifs sur des coureurs comme Vinokourov, le même magazine titre d’un grand «pardon». Pardon pour les problèmes de dopage, pardon pour les faux héros.
C'est une figure emblématique du télévangélisme états-unien qui s'en est allée.
Epouse et collaboratrice de Jim Bakker, évangéliste à scandale dans les années 1980 (PTL Club), elle a ensuite reconstruit un itinéraire singulier.
Restée évangélique charismatique, divorcée, remariée, elle s'est notamment distinguée par son souci d'accueil inconditionnel de l'altérité homosexuelle, s'attirant la sympathie d'une "communauté LGBT" par ailleurs fortement stigmatisée par la plupart des protestants évangéliques.
Si tout va bien, deux documentaires sur les Etats-Unis sortis presque simultanément en salle au printemps seront disponibles en DVD d’ici à la fin 2007.
Que valent-ils ? Avant de dépenser vos précieux Euros, chers internautes, voici mon avis d’amateur.
Une église prise d'assaut, réglements de compte au village, des forces de l'ordre (et un évêque) un tantinet débordés....
Non, vous n'êtes pas dans un film de Sergio Léone. Bienvenue à Niafles, France, 2007.
Vous vous demandiez à quoi ressemble l'Antéchrist? Ne cherchez plus: le voici ci-contre. Il s'appelle Nicolae Carpathia, parle 9 langues et est beau comme le diable.
Pour en savoir plus sur cette figure phare des romans Left Behind, dont on voit ici l'incarnation au cinéma, je vous propose en téléchargement la version provisoire d'un texte que j'ai présenté à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne) le 16 juin dernier, lors d'une table ronde sur l'Antéchrist.
Vous disposerez ainsi, non pas des derniers scoops sur la fin des temps, mais plus modestement d'une analyse sociohistorique du phénomène apocalyptique aux Etats-Unis, une véritable industrie qui fait vendre des millions d'ouvrages et produits dérivés (dont des films et jeux vidéo).
TELECHARGER: Texte sur Antéchrist (S.Fath, EPHE, version provisoire).pdf
Je viens de découvrir l'exposition "Rembrandt et la Nouvelle Jérusalem. Juifs et Chrétiens à Amsterdam au Siècle d'or". Il ne reste que quelques jours: précipitez-vous au Musée d'art et d'histoire du judaïsme! Cela en vaut vraiment la peine.
On apprend une foule de choses sur ce phénomène "d'identification hébraïque" ressenti par bien des protestants hollandais au XVIIe siècle, sortis de la férule catholique espagnole comme les juifs avaient quitté les chaînes de Pharaon.
Mouvance très décentralisée, le protestantisme évangélique n’a pas de «pape» ni de «first lady». Mais dans un monde globalisé et médiatique qui a besoin de figures représentatives, les évangéliques n’ont pas échappé à la mise en avant de quelques stars.
Nul doute que s’il avait fallu qu’ils choisissent une first lady, les protestants évangéliques américains auraient choisi Ruth Bell Graham, épouse du célèbre évangéliste Billy Graham décédée hier, le 14 juin 2007, à l’âge de 87 ans.
On connaît le titre qu’Alain Juppé, saisi par le blues, a donné à un de ses livres: la tentation de Venise. Il entendait par là évoquer l’invitation au voyage, à l’évasion, que Venise symbolisait pour lui (et pas seulement pour lui), face aux pesanteurs d’une vie politique assommante.
Titre d’un entretien publié récemment par le quotidien Le Monde, la «tentation évangélique», en revanche, invite a priori bien moins au voyage que la cité des doges. Et pourtant: une agence de voyage d’orientation catholique vient de lancer un voyage de découverte des évangéliques américains.
Il n'en a pas toujours été ainsi. Mais depuis trente ans, l'évangéliste Billy Graham, aujourd'hui âgé de bientôt 89 ans (en novembre), est devenu une sorte d'abbé Pierre américain, c'est-à-dire une figure religieuse consensuelle, considérée comme l'incarnation du meilleur des valeurs américaines.
En bref, il représente une icône incontournable de ce que les sociologues appellent la "religion civile" états-unienne, au sens d'une religiosité générique, confessionnellement peu définie, qui rassemble un maximum de citoyens dans des valeurs partagées. Ceci explique pourquoi, le jeudi 31 mai 2007, trois présidents américains sont venus lui rendre hommage.
Les amis, il est grand temps d'une nouvelle pause détente!
Je vous propose cette fois-ci un photo-montage comme je les aime. Il s'agit d'une parodie de magazine pour les jeunes évangéliques.
Il ne vous aura pas échappé (cf. album photo de mai 2007) que j'ai récemment participé en Israël à un colloque intitulé "Religion radicale", organisé par Elie Barnavi, à partir des thématiques développées dans son livre Les religions meurtrières.
Pour les curieux, voici en téléchargement le texte que j'ai présenté lors de cette rencontre scientifique à Tel Aviv. Il s'intitule, "Le prophète et le pharaon, une analyse de la radicalité fondamentaliste".
TELECHARGER: Le prophète et le pharaon. S.Fath_.pdf
Pour ceux qui souhaitent, en quelques clics, survoler deux ans de travaux dans le cadre du programme GSRL "Religions et religiosités minoritaires en ultra-modernité", c'est tout simple.
Le programme GSRL "religions et religiosités minoritaires en ultra-modernité" que je coordonne a tenu aujourd'hui sa 7e (et dernière) séance de l'année 2006-2007. La réunion prévue en juin a en effet été décalée au lundi 24 septembre, pour des raisons de calendrier surchargé.
En présence de douze chercheuses et chercheurs, nous avons eu droit à une séance très stimulante dont voici un bref aperçu.
Télévangéliste américain, fondateur de la Majorité Morale, pasteur d'une megachurch à Lynchburgh, président d'université fondamentaliste, célèbre pour ses dérapages verbaux et ses jugements à l'emporte-pièce, Jerry Falwell a marqué l'histoire contemporaine des Etats-Unis. Il a tiré sa révérence le 15 mai 2007 à 10H45 du matin, à l'âge de 73 ans. Il sera enterré le 22 mai prochain.
Si les journaux français semblent, pour l'instant, indifférents à cette nouvelle, tous les grands médias d'outre-Atlantique, eux, consacrent d'importants articles à cet homme qui a régulièrement fait la "une" de la presse américaine tout au long des trente dernières années.
A noter sur vos agendas un colloque christianisme et esclavage, monté par plusieurs églises et organisations protestantes de tous bords.
Il aura lieu au Palais des congrès de l'Est parisien à partir de demain, du 10 au 12 mai 2007.
Je ne pourrai hélas m'y rendre (je suis arrivé hier à Tel Aviv où j'interviendrai demain sur le fondamentalisme protestant).
La logique a été respectée, Nicolas Sarkozy, chef de l’UMP et brillant homme politique de 52 ans, était le favori après le premier tour, il a donc remporté les élections présidentielles. C’est pour lui une belle victoire, très nette, sans ambiguité.
On lui souhaite bonne chance! Il en aura besoin dans sa tâche de chef de l’Etat, et la France aussi.
Une journée d'étude sur l'adventisme français a eu lieu avant-hier au Groupe Sociétés Religions Laïcités (GSRL). Une autre note (voir ci-dessous) vous en résume quelques traits.
Vous trouverez ci-dessous ma contribution en téléchargement.
Il s'agit évidemment d'un texte provisoire, qui retrace brièvement les relations entre l'adventisme et le reste du protestantisme français. Bonne lecture!
Dans une note précédente sur le documentaire Jesus camp, actuellement sur les écrans, j'ai précisé que le groupe ainsi montré n'est pas évangélique mainstream (tendance dominante), mais se rattache à une tendance minoritaire, quoiqu'en croissance: le charismatisme troisième vague.
Je conviens que cette appellation demande des précisions. Je les ai apportées à l'hebdomadaire Réforme, qui a bien voulu publier quelques extraits de ma réponse. Voici ci-dessous le texte intégral. Alors, les charismatiques troisième vague, c'est quoi?
Dans le cadre du programme GSRL "Religions et religiosités minoritaires en ultra-modernité" s'est tenue aujourd'hui une journée d'étude sur l'Adventisme, organisée par Régis Dericquebourg et Fabrice Desplan. Je n'ai hélas pas pu assister à tout en raison d'une réunion à présider l'après-midi à l'Institut des Cultures Musulmanes, mais ce que j'ai entendu m'invite à en partager l'écho avec vous, chers internautes.
En ces mois de mai et juin, un peu moins de conférences à se mettre sous la dent, mais beaucoup de réunions (dont je ne parlerai pas ici). Groupes de recherche, séminaires, labos, conseils, programmes…. ont tous programmé des rencontres, avant les mois d’été, pour prolonger les dynamiques entreprises et faire des bilans d’étape.
Quant à mes interventions de mai-juin 2007, cliquez ci-dessous pour les découvrir:
Quand on voyage à l’étranger, ce qui a été récemment mon cas, on ne peut que constater combien la France paraît en panne, vue de l’extérieur. Depuis les Etats-Unis où j’étais encore il y a dix jours, on plaint la faible croissance française. Depuis la Hollande, pays de quasi plein emploi où je viens de passer quelques jours en famille, on plaint le chômage hexagonal. Et on pourrait ralonger la liste.
Un bon documentaire vient de sortir sur les écrans français aujourd’hui. Il s’agit de Jesus Camp, qui décrit les dérives sectaires observées dans un camp d’enfants du Dakota (Etats-Unis), animé par un groupe évangélique de type «charismatique 3e vague». Je me suis déjà exprimé sur ce documentaire il y a quelques mois, à l’occasion de sa sortie aux Etats-Unis (cliquer ici). Je n’ai pas grand chose à ajouter. Deux points néanmoins.
Mon séjour à Salt Lake City, aux Etats-Unis, me donne l’occasion de mettre à jour mon niveau d’alerte sur les débats en cours outre-Atlantique. Il y aurait beaucoup à dire!
Par exemple, que les Etats-Unis sont en train de prendre massivement conscience, à droite comme à gauche, du Global Warming (je viens d’entendre un plaidoyer remarquable d’Arnold Schwartzeneger sur Fox News, où il a réussi à «moucher» Sean Hannity). Un débat très chaud tourne aussi en ce moment autour du licenciement, cette semaine, de Don Imus, célèbre animateur radio qui a dérapé dans l’insulte raciale. Mais je voudrais plutôt revenir sur les questions religieuses.
Le Hartford Institute for Religion Research tient à jour une base de données sur les megachurches (Eglises géantes de plus de 2000 fidèles) aux Etats-Unis. Avant de partir pour Salt Lake City je l’ai consultée, et constaté qu’il n’existait qu’une megachurch dans l’état de l’Utah. Comme j’enquête sur le sujet, j’ai donc loué une voiture et, après ma conférence, je suis allé sur place.
Après deux jours bien remplis de conférences dans le cadre du congrès de printemps de l’American Society for Church History, quels enseignements retirer?
Je ne ferai pas ici de détail, mais quelques impressions à chaud valent mieux que la froideur des compte-rendus rédigés 3 mois après. Voici donc 2 ou 3 échos depuis Salt Lake City.
Me voici pour quelques jours aux Etats-Unis, dans l’état de l’UTAH. Connaissez-vous l’emblème de l’Utah ? C’est la ruche, en référence à l’ardeur infatiguable des abeilles. Cet emblême convient très bien à une terre de pionniers où on sait ce que c’est que de travailler dur. Par mon parcours, mon milieu et ma sensibilité personnelle, je suis volontiers «en phase» avec cette culture américaine du travail, que je trouve à bien des égards admirable.
Le sondage IFOP rendu public le 5 avril 2007 sur le vote des protestants dans la perspective des élections présidentielles de 2007 fait l'effet d'une bombe: depuis des décennies, on pointait les affinités électives du protestantisme français avec la gauche.
Et voilà qu'après une longue phase d'atténuation, on semble aujourd'hui carrément basculer dans l'autre sens: les protestants voteraient plus à droite que leurs concitoyens!
Pour la deuxième année, le programme "Religions et religiosités minoritaires en ultra-modernité" que je coordonne a conduit ses réunions de travail. Je rappelle que ce programme est l'un des cinq grands axes développés par mon laboratoire, le GSRL. Ce labo anime donc une sociabilité scientifique à plusieurs étages: des séminaires mensuels (pour tout le labo) et des réunions de programme. Ces dernières sont moins fréquentes, car si chaque chercheur peut participer à plusieurs programmes, il est d'autant plus important de ne pas trop multiplier les réunions, sous peine de ne faire que ça...
Pour l'heure, cinq rencontres du programme "Ultra-modernité" ont déjà eu lieu en 2006-2007 sur le site Pouchet du CNRS (d'autres à suivre), ce qui me donne l'occasion d'un rappel rapide.