Le livre de l'année sur la laïcité et la liberté d'expression?
Fort possible!
Son titre est: Le Blasphème en procès. L'Église et la Mosquée contre les libertés (1984-2009) Paris, ed. Nova, 2010 (210p)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Le livre de l'année sur la laïcité et la liberté d'expression?
Fort possible!
Son titre est: Le Blasphème en procès. L'Église et la Mosquée contre les libertés (1984-2009) Paris, ed. Nova, 2010 (210p)
Le Parisien est un quotidien populaire.
Et pour cela, je dis "total respect".
Et admiration! Voilà un excellent journal d'information générale et de proximité, qui n'est peut-être battu que par La Croix (sans doute le meilleur quotidien de France).
L'historien africaniste Jean Boulègue (dont nous reparlerons dans ce blog) me signalait hier une note publiée par Jean Baubérot au sujet de Philippe Séguin.
Je vous en recommande la lecture!
La note, brève et éclairante, précise un point clé au sujet de l'héritage laissé par ce grand républicain.
A noter ce mois-ci un excellent numéro Hors Série du Monde (format magazine), consacré à la France d'Outre-Mer. C'est un superbe outil de connaissance, qui fait le point en trois partie sur "D'oû vient l'Outre-Mer", "Où en est l'Outer-Mer", et "Un monde créolisé".
Ce numéro, actuellement en kiosque, comporte des interviews passionnants, dont ceux de Christiane Taubira (ci-contre), de Lilian Thuram et d'Edouard Glissant.
L'affaire de l'interdiction discriminatoire des minarets en Suisse a réveillé le débat public sur la liberté religieuse, violée en de nombreux pays.
Les protestants évangéliques que j'étudie, mais aussi les musulmans, les catholiques et bien d'autres, en souffrent dans divers contextes.
Un rapport très complet du Pew Forum, rendu public il y a trois jours, vient opportunément apporter des précisions factuelles sur l'ampleur des restrictions à la liberté religieuse, qui s'avèrent bien plus répandues qu'on l'imagine souvent.
Doris Bensimon, sociologue des religions, fondatrice au sein du Groupe de Sociologie des Religions (ancêtre de l'actuel GSRL) de l'équipe Judaïsme, s'est éteinte le 9 décembre dernier. Ses obsèques ont eu lieu le 16 décembre 2009 au cimetière parisien de Pantin.
Doris Bensimon est restée, durant trois décennies, une des spécialistes de référence dans le domaine de la sociologie du judaïsme en France.
Philippe Portier est non seulement directeur du laboratoire Groupe Sociétés Religions Laïcités (GSRL), mais aussi directeur d'études à la 5e section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, où il enseigne sur la laïcité.
Aussi est-il particulièrement intéressant de prendre connaissance du passionnant entretien qu'il a accordé au quotidien Le Monde, le 13 décembre 2009 dernier.
En ces temps de débats passionnés sur les minarets et l'identité nationale, il est urgent de prendre de la hauteur.
Aussi faut-il saluer l'analyse limpide que le sociologue Jean-Paul Willaime, a publiée dans le quotidien Le Monde du 5 décembre 2009. Une analyse qui fait suite à un interview publié par le Figaro le 2/12/2009.
A lire attentivement.... en tenant compte d'un rectificatif: la dernière phrase de l'article a été déformée par Le Monde!
Du point de la laïcité et de la République, deux réactions posent problème dans la perception du refus suisse des minarets.
D'abord, celle qui consiste à approuver la discrimination antimusulmane dont la votation suisse témoigne, car toute discrimination entre les religions est contraire aux valeurs laïques et républicaines.
Mustapha Kessous fait partie des "bonnes plumes" du Quotidien Le Monde.
Il a notamment écrit, en juillet 2008, une remarquable enquête sur la délocalisation d'Aubade en Tunisie et ses conséquences sociales, à lire sur le site du journal (en version payante), ou en version gratuite ici, sur un site militant.
Depuis plusieurs années, l’accueil des migrants fait débat en France.
Certains (notamment autour de Nicolas Sarkozy) appuient l’idée qu’il est temps de filtrer davantage (demandes de visas, de carte de séjour) au nom d’une immigration choisie.
D’autres estiment qu’en choisissant cette voie, la France renie une de ses valeurs fondatrices, le principe d’égalité.
Je n'y résiste pas: plaidant depuis des années pour le développement de l'apprentissage de la langue arabe à l'école laïque, je voudrais applaudir vivement le superbe article publié par Brigitte Perruca dans Le Monde du 9 septembre 2009.
Son titre: La langue arabe chassée des classes
Jean Baubérot, historien du protestantisme et de la laïcité, est aussi un des bloggeurs les plus réguliers du Web.
Je ne résiste pas à vous recommander sa dernière note, un billet d'humeur plein d'humour consacré au débat sur la mixité.... non pas chez les islamistes... ou les darbystes de stricte obédience... mais au sein du Grand Orient de France.
Qu'on soit d'accord avec tout, ou pas, c'est en tout cas du Jean Baubérot en forme olympique, à lire avec gourmandise pour alimenter le débat sur l'application réelle de la laïcité, au-delà des incantations faciles!
Alors qu’en ce 11 novembre 2008, le débat franco-français bat son plein au sujet du prochain rapport Kaspi qui pose la question des journées de commémoration, je vous propose de prendre de la distance:
De l'air, partons au Chili !
La semaine prochaine, du 1 au 4 octobre 2008 auront lieu en banlieue parisienne Nord "4 jours de gloire, de victoire et succès, de guérisons miracles".
Comment décrypter cette rhétorique?
J’ai acheté aujourd’hui le premier numéro de Siné Hebdo.
Pas parce que je soutiens Siné!
De mon point de vue, Philippe Val a eu raison cet été (12 juillet 2008) de l'évincer de Charlie Hebdo: Siné avait dépassé les bornes.
Ce «dimanche prétentieux qui veut paraître rose» (dixit Gréco), notre président Nicolas Sarkozy lui règle-t-il son compte?
Devant l’avalanche de coups durs subis par ces derniers en ce premier trimestre 2008, j’aimerais signaler ici une publication salubre.
Les milieux culturels sont en émoi: voilà qu’on baisse de 6% en moyenne les dotations publiques, suscitant l’interrogation d’Ariane Mnouchkine, qui demande, dans Le Monde, que les citoyens s’expriment.
"Est-ce que la culture est un luxe?"
Entre Religion Civile, catholicisme identitaire et pragmatismeCes dernières semaines, le débat sur la laïcité fait rage. Suite aux discours du Latran, de Ryad, sans compter les déclarations récentes d’Emmanuelle Mignon, sa conseillère, au sujet des sectes, la France s’interroge.
Où donc se situe Nicolas Sarkozy sur la laïcité?
L’interview d’Emmanuelle Mignon dans VSD (20 février 2008) au sujet des sectes a donné lieu à une comédie en trois actes.
Acte 1, le dérapage, acte 2, les réactions, acte 3, le recadrage.
Incorporer un peu de Sharia dans la loi britannique, pourquoi pas?
Ce raisonnement osé, devinez d’où il vient. Non, pas d’un imam ou d’un théologien musulman. Il nous vient de l’archevêque de Canterbury, Rowan Williams. Inutile de préciser que ses récents commentaires font sensation.
Le président de la République Française, Nicolas Sarkozy est désormais (selon une curieuse tradition) chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran.
Lorsqu’il avait écrit un ouvrage sur la République, les religions, l’espérance, j’avais «suspendu mon jugement», évitant les conclusions hâtives.
Ces derniers jours, deux drames du Val d’Oise ont fait les gros titres. Le premier s’est déroulé le 25 novembre 2007. Ce jour-là, Anne-Lorraine Schmidt, 23 ans, se rendait à la messe en RER. Seule dans un wagon, la jeune femme a été victime d’un violeur.
Elle s’est défendue, elle a été poignardée, elle est morte. Le second s’est déroulé du 25 au 27 novembre 2007, avec les scènes de guerilla urbaine à Villiers-le-Bel (plus de 80 policiers blessés), suite au décès accidentel de deux jeunes motards, Moushin et Larami, venus percuter une voiture de police.
Pour éclairer le débat nourri par ma note précédente, je vous invite de toute urgence, chers internautes, à lire le dernier essai de Julien Landfried (directeur de l'Observatoire du Communautarisme). Il s'intitule "Contre le communautarisme", et est publié chez Armand Colin.
Je n'aime pas qu'on agite à tout bout de champ le spectre du communautarisme. Alain Finkielkraut, évoqué il y a peu dans ce blog, a eu tort, de ce point de vue, de prêter aux émeutes urbaines parisiennes de l'automne 2005 un caractère principalement "ethnico-religieux", car je crois que les causes étaient avant tout sociales, et non communautaires.
Mais ce n'est pas une raison pour évacuer cet enjeu.
Lucie Aubrac (1912-2007) nous a quittés le 14 mars 2007. Je jette cette bouteille à la mer (surfeurs, ramassez-là!). Pourquoi pas réfléchir au transfert de la dépouille de Lucie Aubrac au Panthéon? Ce temple à la mémoire des grandes figures de la République ne compte, à ce jour, qu'une seule femme, en l'occurence Marie Curie.
Les candidats à la présidentielle ont répondu aujourd'hui au Conseil représentatif des associations noires (CRAN) au sujet de la question du recensement de la diversité ethnique. Résultat: ça bouge! On semble enfin prêt (avec plus ou moins d'enthousiasme) à connaître la réalité empirique d'une population-mosaïque afin de mieux pouvoir lutter contre les discriminations.
Cette évolution que je salue (tout en étant vigilant sur les modalités d'exploitation des futures données) est pour moi l'occasion de revenir sur Alain Finkielkraut, que j'avais épinglé il y a quelques mois dans une note pour ses propos très tendancieux sur les noirs.
Et dire que nous critiquons les Américains pour leur «politiquement correct»…. En France, on va parfois beaucoup plus loin dans le conformisme. Le procès actuellement en cours contre Charlie Hebdo confirme une chose: dans notre pays, la liberté d’expression est de plus en plus concurrencée, depuis quelques années, par un conformisme d’expression envahissant. Plus moyen de dire un mot de travers, de désapprouver haut et fort l’option, l’orientation ou la religion d’un adversaire, sans risquer de se retrouver devant les tribunaux.
Il est grand temps de dire «STOP»! Pour ma part, je campe sur mes positions: la liberté d’expression est pour tous, ou elle n’est pas. L’affaire Charlie Hebdo, qui succède à l’affaire Vanneste et tant d’autres, confirme que le combat pour la restauration d’une large liberté d’expression n’est pas gagné.
Il existe, en France, au moins trois grandes options pour gérer la diversité.
La première, que j'appellerais "républicaine idéaliste", scande les absolus républicains et laïques, ne veut pas entendre parler d'enquêtes ou de recensements de la diversité empirique de la population, et campe sur une rhétorique rigide, volontiers nostalgique, qui agace ceux (et ils sont nombreux) qui se sentent laissés pour compte.