Grand bravo à Patrick Cabanel, André Encrevé et leur équipe ! Le tome 4 du Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours est paru (éditions de Paris). Il couvre les lettres M à Q. Il comprend quelque 1170 notices, comme les tomes précédents, rédigées par de nombreux collaborateurs et collaboratrices, généralement universitaires.
Y sont représentés toutes les familles du protestantisme (réformés, luthériens, membres d'autres dénominations protestantes), tous les milieux sociaux (des pasteurs aux banquiers, des savants aux cinéastes, des dynasties industrielles aux figures de la vie intellectuelles, etc.), tous les modes d'appartenance au protestantisme (des pratiquants réguliers à ceux qui n'entretiennent que des liens ténus avec les Églises).





Native de Strasbourg, l'Historienne de la musique Edith Weber (1925-2024), par ailleurs aussi musicologue et critique musicale, a tiré sa révérence. Autrice d'une oeuvre exigeante et savante, notamment La musique protestante de langue française (Paris, Honoré Champion), elle a été longtemps professeure à l'université de Paris- Sorbonne où elle a encadré de nombreuses recherches.
Coorganisé avec Pascal Bourdeaux (EPHE-PSL), le programme Religion et Francophonie, inscrit dans le cadre du plan quinquennal du Groupe Sociétés Religions Laïcités (EPHE-PSL / CNRS) a poursuivi ses travaux tout au long de l'année 2023-24, avec notamment une belle séance avec Christel Zognig Meli (CARES, Bruxelles), venue parler le 10 juin dernier de "Afropéanité, religion et francophonie, la fabrique d’un concept à l’épreuve d’une étude de terrain bruxelloise" 




Formatrice, prédicatrice protestante (EPUdF), Josiane Ngongang maîtrise avec bienveillance et patience l'art délicat de l'exhortation pédagogique.





"Les protestations des agriculteurs européens contre l’excès de « paperasse » se réduisent-elles à une manipulation des syndicats de l’agro-industrie ? Une orientation néolibérale favorable à la dérégulation souffle certes sur les braises du mécontentement. Certains flairent l’opportunité pour plus de profit. Mais la clameur paysanne, excédée par le poids écrasant des formulaires et des normes, est trop assourdissante pour ne pas révéler aussi une tendance de fond : depuis les années 1980, nos sociétés dites « occidentales » se sont engagées dans une course à l’hypernormativité. Tout est prétexte à une règle, une loi ou un décret.

L’évangélisme et les Églises prophétiques postcoloniales africaines, qui fédèrent en 2020 au moins 200 millions de fidèles, s’inscrivent dans une circulation transnationale nourrie par la musique Gospel. Une sensibilité judéophile s’y exprime. Elle est portée par trois vecteurs : l’impact des héritages juifs en Afrique, l’influence du sionisme évangélique états-unien, et un sionisme africain centré sur la figure prophétique de Moïse. Ces influences alimentent un sionisme afro-évangélique judéophile qui développe différentes logiques d’impact.