On ne saura finalement pas si la dénonciation de l'homosexualité est devenue ou non, en France, un nouveau sacrilège, plaçant la protection de l'homosexualité au-dessus de la protection de la religion. En effet, la Cour d'Appel de Bordeaux, le 25 mai 2016, a relaxé, mais pour vice de forme, les deux protestants évangéliques de Cognac condamnés pour homophobie en novembre dernier (lien).
Certains évangéliques ont réagi en présentant cette relaxe comme une victoire de la liberté d'expression.
La réalité est différente. Du point de vue des relaxés, c'est certainement une bonne nouvelle (et une mauvaise nouvelle pour les plaignants). Du point de vue des droits à la liberté d'expression, cela reste en revanche ambigu, car le tribunal n'a pas tranché sur le fond.
Le CNEF, qui a suivi cette affaire depuis le début, a publié un communiqué (lien).





Dans le très riche numéro 
Lu sur 





Fondé il y a 21 ans, dans la continuité du Groupe de Sociologie des Religions (GSR), le laboratoire
Kamel Daoud est journaliste et écrivain, fin connaisseur de l'Afrique du Nord. Dans une chronique engagée publiée en version papier le 5 février (
Face aux politiques du bulldozer ou du cordon sanitaire développées par beaucoup de pays européens, les Eglises évangéliques fonctionnent souvent comme des "Eglises providence" pour les migrants, y compris les sans-papiers, dénués de tout, en quête désespérée de refuge et surtout de chaleur humaine.






Compter c'est important. Il y a quelques jours, le Ministère de l'Intérieur a communiqué sur les chiffres d'actes anti-musulmans, antisémites et déprédations contre des lieux de culte ou cimetières chrétiens.
Dans le contexte culturel, politique et religieux actuel d'une France inquiète, c'est un texte source à lire et archiver: la tribune publiée en fin de semaine dernière dans Le Monde par