Dans la "petite histoire" paradoxale de la laïcité française de ce début du XXIe siècle, l'historien des religions retiendra, cette semaine, ce nouveau hiatus présidentiel entre discours et pratique. Si, dans le verbe, François Hollande a insisté, lors des voeux aux représentants des religions le 5 janvier dernier, sur une "laïcité qui donne la place à tous", il a en partie démenti son propos par une invitation très sélective des représentants religieux.
Alors que son prédécesseur avait invité, côté protestant, les représentants de la FPF (Fédération Protestante de France) et du CNEF (Conseil National des Evangéliques de France), le locataire actuel de l'Elysée a une nouvelle fois négligé de convier le CNEF, pourtant largement représentatif aujourd'hui de l'aile montante du protestantisme, resserrant le cercle des interlocuteurs autorisés. Est-ce pour un souci d'un seul représentant par confession? Pourtant, côté musulman, étaient présents à la fois le président du CRCM, et le recteur de la Grande mosquée de Paris.


Comment les Français perçoivent-ils la laïcité en cette fin d'année 2015 bien troublée?




Constituant l’un des fondements de la République et de la démocratie, la laïcité a perdu en lisibilité et ne peut plus se contenter de garantir une neutralité religieuse. Elle doit composer avec le besoin légitime qu’ont les croyants d’exprimer leurs convictions. Ce numéro des 



Crainte d’un islam de plus en plus visible, peur du repli communautaire, montée en puissance de la menace djihadiste, crispations autour de la notion de laïcité… Depuis dix ans, le débat public s’est focalisé sur la religion musulmane et ses transformations, réelles ou supposées. Plus que jamais, dix ans après les émeutes urbaines de 2005, les jeunes des quartiers sont appréhendés sous le spectre de leur religiosité et du danger de la radicalisation.
En ouvrant sa première édition par l’interprétation d’un groupe non hexagonal, venu du Québec (Canada), le premier opus des Angels Music Awards a lancé un signal fort: point de repli hexagonal, cap sur l’ouverture francophone. Mais pourquoi, et au service de quelle vision?









La décision du maire de Chalons-sur-Saône, supprimant la
C'est avec tristesse, mais aussi un très grand respect et une vive reconnaissance, qu'il faut saluer l'héritage laissé par le portail internet français