On est en plein paradoxe. Le premier Ministre français Manuel Valls, qu'on a connu beaucoup mieux inspiré, a quelque peu égratigné l'exigence laïque en volant au secours, devant les amis du CRIF, d'une intellectuelle retraitée de plus en plus citée par le Front National, dont de récents propos sur Europe 1 contribuent à banaliser l'islamophobie.
Et pourtant, le Premier ministre actuel de la République française s'est cru compétent, tel un pompier pyromane, pour donner des leçons de laïcité à l'excellent travail d'équipe conduit par Nicolas Cadène (rapporteur) et Jean-Louis Bianco (président) à la tête de l'Observatoire de la Laïcité, une structure publique qui s'évertue à défendre et sauver le socle laïque dont la France se réclame.
La quotidien Le Monde résume certains aspects de ce rififi (lien) et Jean-Louis Bianco s'est exprimé (lien).
A l'heure où les marchands de cloisons font fortune, signalons tout l'intérêt de la conférence que Dominique Bourel (CNRS) proposera le 3 février 2016 à l'IESR (Paris) autour de 



Comment les Français perçoivent-ils la laïcité en cette fin d'année 2015 bien troublée?




Constituant l’un des fondements de la République et de la démocratie, la laïcité a perdu en lisibilité et ne peut plus se contenter de garantir une neutralité religieuse. Elle doit composer avec le besoin légitime qu’ont les croyants d’exprimer leurs convictions. Ce numéro des 



Crainte d’un islam de plus en plus visible, peur du repli communautaire, montée en puissance de la menace djihadiste, crispations autour de la notion de laïcité… Depuis dix ans, le débat public s’est focalisé sur la religion musulmane et ses transformations, réelles ou supposées. Plus que jamais, dix ans après les émeutes urbaines de 2005, les jeunes des quartiers sont appréhendés sous le spectre de leur religiosité et du danger de la radicalisation.
En ouvrant sa première édition par l’interprétation d’un groupe non hexagonal, venu du Québec (Canada), le premier opus des Angels Music Awards a lancé un signal fort: point de repli hexagonal, cap sur l’ouverture francophone. Mais pourquoi, et au service de quelle vision?








