"(...) La musique Gospel est une musique de consolation dont une partie des répertoires sait dire le malheur, sans le minimiser, pour mieux inviter à survivre à la désolation et rouvrir l'avenir. Elle s'inscrit de plein pied dans le "temps de la consolation" analysé par le philosophe Michaël Foessel. Elle satisfait un besoin d'expression personnelle, celui de se décharger d'un fardeau trop lourd à porter, tout en permettant aussi de satisfaire à une exigence liturgique collective où ensemble, le pardon peut se dire.
En résumé, cette consolation du Gospel, c'est la résilience (Cyrulnik) plus l'espérance (Évangile). À l'heure où la sinistrose frappe les sociétés françaises et belges, où les Congos traversent des temps troublés, dans une Afrique de l'Ouest en tension, comment s'étonner que cette consolation du Gospel rencontre des oreilles attentives? Et s'ouvre de nouvelles plages d'écoute dans les plus grands médias?" (p.175)
La suite est à lire dans le chapitre 6 de Gospel et francophonie, une alliance sans frontière (ed. Empreinte Temps Présent 2016), p.173 à 188.
Ce chapitre s'intitule "Le Gospel, une musique restaurative".




Pour sourcer, en forme de clin d'oeil, les attitudes protestantes face aux enjeux politiques de l'élection présidentielle française de 2017, il faut lire l'hebdo 
À l’occasion du vingtième anniversaire du Groupe Sociologie, Religions, Laïcités, que Jean BAUBEROT a fondé et dont le rayonnement est à l’image de celui de son œuvre, une trentaine de spécialistes des protestantismes et des laïcités, historiens, sociologues, philosophes, politistes…, français et étrangers, se sont réunis pour rendre à Jean Baubérot le seul hommage qui ait un sens: prolonger le travail et la discussion autour des thèmes qui lui sont chers et qui continuent à passionner la communauté des chercheurs mais aussi et surtout l’ensemble de la société française, et ailleurs dans le monde.

Il y a quatre ans, Patrick Cabanel nous a prodigué une somme phénoménale sur l'histoire du protestantisme français des origines à nos jours (
Éduquer, éduquer, éduquer sans cesse. Parce qu’il vise à mettre en relation chaque fidèle avec la 'Parole de Dieu', le protestantisme s’est caractérisé, dans l’histoire du christianisme, par son accent sur l’éducation populaire. Ce n’est pas un hasard si c’est l’Ecosse presbytérienne, dans l’Europe moderne, qui est le premier territoire à avoir atteint le taux de 50% d’alphabétisés parmi sa population. Car le Sola Scriptura (l’Ecriture Seule) n’a de sens que si l’on sait lire!

Parmi les idées reçues sur le protestantisme, il a l’idée d’individualisme, au point où l’on a parfois accusé les protestants d’être des ferments d’atomisation de la société.



En ces temps de montée des populismes et du rejet de l'autre, il faut lire et relire la lumineuse synthèse proposée sur la tolérance par le politologue 
Pour sourcer l'actualité 2016 des rapports entre religion et Etat en France, à noter cette initiative inédite: Myriam El Khomri, ministre du travail, a présenté aujourd'hui un guide de 32 pages (qui sera mis en ligne dans les 10 jours) supposé aider les entreprises à gérer le fait religieux.




