Alors que les enjeux de religion et de laïcité s'invitent actuellement dans la campagne présidentielle française 2017, il est plus que jamais utile de sortir des clichés et des caricatures, afin de connaître le pays réel, qu'il soit athée, agnostique, catholique, musulman, protestant, juif, orthodoxe ou bouddhiste (entre autres).
Le catholicisme n'est pas le plus étudié, alors qu'il reste, de loin, le premier acteur religieux en France. C'est pourquoi il faut saluer la grande enquête sur le catholicisme parue en ce mois de janvier, qui découpe les "catholiques engagés" (1/4 de la population) en six "tribus".
Fondée sur un sondage Ipsos, l'enquête a été pilotée par Yann Raison du Cleuziou (maître de conférences en sciences politiques à lʼuniversité de Bordeaux) , et Philippe Cibois (professeur émérite de sociologie). Dans Qui sont les cathos aujourdʼhui? (Desclée de Brouwer, 2014), Yann Raison du Cleuziou avait brossé le portrait de quatre «familles» de catholiques. Le sondage dʼIpsos a permis dʼaffiner et de quantifier le poids des différentes composantes catholiques, au-delà de la traditionnelle distinction selon le degré de pratique qui, affirme le sociologue, «ne permet pas de tout comprendre».
Lire la suite ici (lien), et découvrir le détail de l'enquête ici (La Croix).


2017 marque la trentième édition du festival de la BD chrétienne à Angoulême.

À l’occasion du vingtième anniversaire du Groupe Sociologie, Religions, Laïcités, que Jean BAUBEROT a fondé et dont le rayonnement est à l’image de celui de son œuvre, une trentaine de spécialistes des protestantismes et des laïcités, historiens, sociologues, philosophes, politistes…, français et étrangers, se sont réunis pour rendre à Jean Baubérot le seul hommage qui ait un sens: prolonger le travail et la discussion autour des thèmes qui lui sont chers et qui continuent à passionner la communauté des chercheurs mais aussi et surtout l’ensemble de la société française, et ailleurs dans le monde.

Comme chaque année, l'Association Française de Sciences Sociale des Religions (AFSR) organise un grand colloque de deux jours à Paris. Cette année, le colloque annuel sera consacré au thème "Partis politiques et religions" (XXe-XXIe siècles), avec un angle politologique important, mais sur une base "sciences sociales" pluridisciplinaire, appuyée sur un programme alléchant que voici (
Cela fait un certain temps que ce blog n'a pas relayé les activités du programme GSRL "
Depuis le XIXe siècle, de nombreux changements juridiques concernant les droits des femmes sont à l'oeuvre dans tous les microcosmes sociaux. Tel est le cas du domaine religieux où la non-admission des femmes à certaines fonctions cultuelles constitue un élément de la liberté religieuse tout en mettant en cause l'égalité des sexes.







Éduquer, éduquer, éduquer sans cesse. Parce qu’il vise à mettre en relation chaque fidèle avec la 'Parole de Dieu', le protestantisme s’est caractérisé, dans l’histoire du christianisme, par son accent sur l’éducation populaire. Ce n’est pas un hasard si c’est l’Ecosse presbytérienne, dans l’Europe moderne, qui est le premier territoire à avoir atteint le taux de 50% d’alphabétisés parmi sa population. Car le Sola Scriptura (l’Ecriture Seule) n’a de sens que si l’on sait lire!




Parmi les idées reçues sur le protestantisme, il a l’idée d’individualisme, au point où l’on a parfois accusé les protestants d’être des ferments d’atomisation de la société.