C'est une réalité électorale depuis longtemps aux Etats-Unis: les électeurs évangéliques (près d'un tiers du vote républicain) ne se déterminent pas seulement, dans leur choix, en fonction du degré de ferveur religieuse du candidat. Le pasteur Pat Robertson (Christian Coalition), dans les années 1980, s'en était rendu compte. Il escomptait un full support des born again, il n'eut droit qu'à un peu plus de 10% de leurs votes.
C'est la raison pour laquelle, actuellement, Ted Cruz, bien plus religieux que Trump, ne recueille pourtant pas autant de promesses de vote évangélique en ce début de primaires. Ce n'est pas nécessairement un signe de sécularisation interne du vote évangélique, mais plus sûrement l'indication que Trump incarnerait (pour l'instant?) mieux que Cruz la colère de la classe-moyenne blanche dans la société américaine (en crise) d'aujourd'hui.

De 1986 à 2000, la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine, "hub" académique pour les protestants évangéliques de France, a publié une revue intitulée 


Voici ce qu'on appelle un livre de référence: vingt ans après son classique Religion in Britain Since 1945 (Blackwell, 1994), la sociologue britannique Grace Davie nous propose une édition complètement remaniée, et mise à jour, de sa synthèse, intitulée 





Compter c'est important. Il y a quelques jours, le Ministère de l'Intérieur a communiqué sur les chiffres d'actes anti-musulmans, antisémites et déprédations contre des lieux de culte ou cimetières chrétiens.
On l'avait un peu oublié: même si l'Amérique se sécularise, le puissant électorat évangélique reste un major player, particulièrement dans la course à l'investiture républicaine.
Dans le contexte culturel, politique et religieux actuel d'une France inquiète, c'est un texte source à lire et archiver: la tribune publiée en fin de semaine dernière dans Le Monde par
Un passionnant portrait du pasteur Thierry Le Gall et un itinéraire original croisant pastorat protestant évangélique et milieu parlementaire français, à lire dans le 




Il est plus que temps de rappeler ici quelques dates, entre cours, conférences, séminaires, jalons d'une recherche où il devient de moins en moins facile de sanctuariser du temps pour absorber et traiter les sources nouvelles.... condition pourtant indispensable pour une recherche authentique.
C'est avec une grande douleur que j'ai appris le décès précoce, hier (21 janvier) de Raphaël Picon. Ma dernière rencontre avec lui remonte à un an. Il se disait malade... Désormais, il ne souffre plus.