Un matin de juin 1933 à Port Saïd (Egypte), suite à un conflit d'autorité, une petite fille musulmane est flagellée par son enseignante suisse, rattachée à une école et orphelinat dirigé par la Salaam Mission, organisation protestante évangélique suédoise. Cet épisode va engendrer un immense débat en Egypte, une vague d'indignation, et pousser les Frères Musulmans à se structurer, en copiant parfois (en version musulmane) sur les organisations missionnaires évangéliques.
Cette histoire passionnante, déjà racontée dans un large contexte par Heather Sharkey (lien), est revisité par Beth Baron sous la forme d'une monographie à paraître, sous le titre The Orphan Scandal, Christian Missionaries and the Rise of the Muslim Brotherhood (Stanford University Press, 2014).
Lien vers l'éditeur ici, extrait là.




Une des fonctions sociales de la religion est de canaliser et pacifier la violence, comme l'expliquerait bien plus en détail
Je viens de participer au jury de soutenance de
Pour mars-avril 2014, voici quelques dates à se mettre sous la dent, sur fond de poursuite de la préparation du mémoire de l'HDR (Habilitation à Diriger des Recherches). 






Alors que les feux des projecteurs continuent à se braquer sur le cycle des violences/représailles qui embrase la République Centrafricaine depuis deux ans, un drame oublié continue, dans l'indifférence, à se jouer: la "chasse aux sorcières".










Pas sûr que l'expression "croisade de compréhension mutuelle" choisie par le député Patrick Devedjian soit la plus adaptée pour une rencontre interreligieuse...