Le 17 juin 2015, un suprémaciste blanc tirait dans une Église afro-américaine. Bilan 9 morts (tuerie de Charleston). Le terroriste qui vient de massacrer au Québec six fidèles musulmans en train de prier vient du même arrière-plan identitaire. Mes lecteurs savent combien je refuse l'indignation sélective. Quelle que soit leur origine confessionnelle, les fidèles tués en prière et leurs familles méritent la même compassion.
Et le même effort de décryptage afin de ne pas se limiter aux discours du type "la faute à pas de chance".
Pour élucider ce qui a rendu possible le carnage monstrueux de la mosquée de St-Foy (Québec), il faut, sans relâche, poursuivre l'étude en profondeur des milieux suprémacistes. Et, à un autre niveau, faire de la pédagogie en direction de tous ceux qui sont tentés de minimiser les dérives démagogiques d'un Trump ou d'une Marine Le Pen. Alexandre Bissonnette (auteur de la tuerie au Québec) était fan de ces deux derniers. Cela n'explique pas tout et ne justifie rien. Mais sous-estimer les foyers idéologiques de la haine de l'autre est une erreur. Vigilance.
Lire et relire, sur le suprémacisme identitaire, les travaux de Stéphane François, l'un des meilleurs spécialistes du sujet (lien).







Ce blog n'est pas le lieu où trouver des analyses scientifiques approfondies, que l'on trouvera dans les publications académiques. C'est pourquoi je ne reviens que brièvement ici sur une objection classique faite à la comptabilisation, sous une même ombrelle "EVANGELIQUES", des traditions évangéliques piétistes (accent bibliciste sur la "saine doctrine") et des traditions pentecôtistes/charismatiques (accent sur l'efficacité du Saint-Esprit). Il me paraît tout à fait légitime de choisir de dissocier, dans le décompte, les premiers (environ 200 millions) des seconds (environ 430 millions).
2017 marque la trentième édition du festival de la BD chrétienne à Angoulême.
Le prix d'histoire sociale a lancé un appel à candidature. Il est attribué à une thèse de doctorat de haut niveau traitant d’un sujet d’histoire sociale, dans le sens le plus large du terme, du XIXe au XXIe siècle, et portant sur la France, un ou plusieurs pays étrangers ou un sujet transnational.
Au petit jeu du "devine qui vient prier..." à l'investiture de Donald Trump, qui aura lieu demain, le pasteur Franklin Graham avait la cote. Gagné! Le fils et héritier du "pasteur de l'Amérique" Billy Graham (toujours en vie, bientôt 99 ans) sera effectivement le religieux le plus en vue lors de la cérémonie d'investiture.
Pour sourcer, en forme de clin d'oeil, les attitudes protestantes face aux enjeux politiques de l'élection présidentielle française de 2017, il faut lire l'hebdo 



À l’occasion du vingtième anniversaire du Groupe Sociologie, Religions, Laïcités, que Jean BAUBEROT a fondé et dont le rayonnement est à l’image de celui de son œuvre, une trentaine de spécialistes des protestantismes et des laïcités, historiens, sociologues, philosophes, politistes…, français et étrangers, se sont réunis pour rendre à Jean Baubérot le seul hommage qui ait un sens: prolonger le travail et la discussion autour des thèmes qui lui sont chers et qui continuent à passionner la communauté des chercheurs mais aussi et surtout l’ensemble de la société française, et ailleurs dans le monde.



Comme chaque année, l'Association Française de Sciences Sociale des Religions (AFSR) organise un grand colloque de deux jours à Paris. Cette année, le colloque annuel sera consacré au thème "Partis politiques et religions" (XXe-XXIe siècles), avec un angle politologique important, mais sur une base "sciences sociales" pluridisciplinaire, appuyée sur un programme alléchant que voici (
Cela fait un certain temps que ce blog n'a pas relayé les activités du programme GSRL "

